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Économie

La Bourse de Paris retient son souffle malgré les solides performances de TotalEnergies

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Les investisseurs parisiens adoptent une posture prudente, guettant les décisions des banques centrales et les publications des géants de la tech américaine.

À 10h30, l’indice CAC 40 cédait 37,72 points, soit 0,47%, pour s’établir à 8 066 points, prolongeant ainsi le repli enregistré la veille. Les opérateurs de marché naviguent dans un climat d’incertitude, tiraillés entre des indicateurs économiques contrastés et des tensions géopolitiques persistantes. Les analystes de la banque UBP évoquent un équilibre précaire, marqué par la résilience des économies et la prudence des grandes institutions monétaires.

Les regards se tournent vers la réunion de la Réserve fédérale américaine, prévue jeudi, qui pourrait être la dernière présidée par Jerome Powell. La Banque centrale européenne tiendra également sa réunion le même jour. Si aucune modification des taux directeurs n’est attendue, les déclarations des deux institutions sur les risques inflationnistes seront scrutées avec attention. En parallèle, le rendement de la dette française à dix ans atteignait 3,74%, en légère progression.

Les cours du pétrole s’envolaient de près de 3%, le baril de Brent s’échangeant à 114,52 dollars et le WTI américain repassant au-dessus des 100 dollars. Cette flambée s’explique par l’attente d’une réponse américaine à la dernière proposition iranienne, mais aussi par la décision des Émirats arabes unis de quitter l’OPEP, une annonce qui fragilise la cohésion du cartel pétrolier.

Les marchés financiers sont également suspendus aux résultats des géants de la technologie américaine, attendus mercredi et jeudi. Microsoft, Meta, Amazon et Alphabet publieront leurs comptes, suivis par Apple. L’inquiétude grandit autour de la rentabilité des investissements dans l’intelligence artificielle, après des informations du Wall Street Journal indiquant que le créateur de ChatGPT, OpenAI, peine à atteindre ses objectifs de revenus et d’utilisateurs. Cette nouvelle a ravivé les doutes sur la soutenabilité des valorisations colossales des acteurs de l’IA.

Du côté des valeurs parisiennes, TotalEnergies progressait modestement de 0,31%, à 78,51 euros, après avoir annoncé un bénéfice net en forte hausse de près de 50% au premier trimestre, porté par la vigueur des prix du pétrole. Airbus grimpait de 1,77% à 169 euros, les investisseurs choisissant de se concentrer sur les aspects positifs de ses résultats, malgré un chiffre d’affaires en repli de 7%. STMicroelectronics poursuivait son ascension, gagnant 3,33% à 43,60 euros, insensible aux interrogations sur l’intelligence artificielle.

Enfin, le gestionnaire d’actifs Amundi bondissait de 5,66% à 80,25 euros, porté par une hausse de ses encours et de ses bénéfices au premier trimestre, malgré un contexte de marché troublé par les tensions au Moyen-Orient.

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