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Politique

Emmanuel Macron presse Andorre de dépénaliser l’avortement

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Le chef de l’État, coprince de la principauté, a exhorté mardi les autorités andorranes à faire évoluer leur législation sur l’interruption volontaire de grossesse, encore totalement prohibée dans ce micro-État pyrénéen.

Au cours d’une visite officielle à Andorre-la-Vieille, le président de la République a pris la parole sur la place du Poble pour aborder un sujet sensible. La principauté de 86 000 habitants demeure, avec le Vatican, le seul territoire européen où l’avortement est interdit en toutes circonstances, y compris en cas de viol, d’inceste ou de danger pour la santé de la mère. Emmanuel Macron, qui exerce la fonction de coprince d’Andorre aux côtés de l’évêque d’Urgell, a exprimé le souhait que le débat sur cette question « progresse » et réponde à une demande qu’il dit entendre. Il a jugé « proportionnée » la proposition avancée par le gouvernement local.

Le chef du gouvernement andorran, Xavier Espot Zamora, avait indiqué fin mars espérer une dépénalisation de l’IVG dans un délai d’un an, sans pour autant envisager une légalisation complète. Il a réaffirmé mardi que son exécutif cherchait une solution « mûrement réfléchie et négociée », sans fragiliser le système politique du pays. Cette démarche se heurte toutefois à une configuration institutionnelle singulière. Comme l’a rappelé Xavier Espot Zamora, l’interdiction actuelle ne traduit pas un conservatisme plus marqué qu’ailleurs, mais découle du fait que l’un des deux chefs d’État est un évêque. L’actuel évêque d’Urgell, coprince ecclésiastique, s’oppose en effet à toute évolution législative sur ce sujet.

Dans ce contexte, les femmes qui recourent à un avortement encourent jusqu’à six mois de prison, tandis que les médecins pratiquant l’acte risquent trois ans d’emprisonnement.

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