Monde
Le chef de la junte malienne Assimi Goïta refait surface après les assauts meurtriers
Le dirigeant malien, dont l’absence prolongée alimentait les spéculations sur sa survie politique, est apparu publiquement pour la première fois depuis les attaques coordonnées qui ont ébranlé son régime.
Assimi Goïta, le chef de la junte malienne, a mis fin à trois jours de silence en se rendant au chevet des blessés des récentes attaques. Sa réapparition, officialisée mardi par des communiqués et des photographies diffusés par la présidence, intervient dans un climat de vive tension, alors que les assauts conjugués des jihadistes du JNIM et des indépendantistes touareg du Front de libération de l’Azawad continuent de déstabiliser le nord du pays.
L’absence prolongée du dirigeant avait nourri les interrogations sur sa capacité à se maintenir au pouvoir, d’autant que son ministre de la Défense, le général Sadio Camara, figure centrale de la junte et artisan du rapprochement avec la Russie, a trouvé la mort lors de l’une de ces offensives. La visite du président aux blessés, civils et militaires, à l’hôpital de Kati, ville-garnison située à une quinzaine de kilomètres de Bamako, visait à rassurer sur sa présence et sa détermination.
Parallèlement, le Kremlin a exprimé son souhait de voir la stabilité revenir au plus vite dans ce vaste pays sahélien. L’ambassadeur russe à Bamako, Igor Gromyko, a réaffirmé l’engagement de Moscou aux côtés du Mali dans la lutte contre le terrorisme, tandis que le ministère russe de la Défense a reconnu que la situation demeurait difficile et que les groupes armés, loin d’avoir renoncé à leurs intentions agressives, se regroupaient. Il a également confirmé le retrait des paramilitaires de l’Africa Corps de la ville stratégique de Kidal, tombée aux mains des rebelles le week-end dernier.
Les attaques coordonnées lancées samedi ont jeté un doute sérieux sur la capacité de la junte à faire face aux menaces des groupes armés. La rhétorique officielle, qui vantait jusqu’ici les succès d’une stratégie de rupture, de nouveaux partenariats étrangers et d’un effort militaire accru, se trouve mise à mal. L’armée malienne a d’ailleurs abandonné certaines de ses positions dans la région de Gao, selon des sources locales. Des élus ont rapporté le repli des militaires de Labbezanga, près de la frontière nigérienne, vers Ansogo.
La ville de Kidal, qui était revenue sous contrôle de l’État malien en novembre 2023 après une offensive appuyée par les paramilitaires russes, est désormais aux mains des rebelles. Selon des analystes, l’objectif stratégique de l’alliance entre le JNIM et le FLA ne serait pas la prise de Bamako, mais la reconquête des régions septentrionales. Le centre du pays, notamment la zone de Mopti, a également été la cible d’attaques, et la situation sécuritaire y restait confuse mardi.
-
MondeEn Ligne 5 joursLe fils du dernier chah d’Iran rejette toute négociation avec Téhéran
-
CultureEn Ligne 5 joursDavid Lisnard veut des contrôles antidrogue jusqu’au tapis rouge du Festival de Cannes
-
NewsEn Ligne 3 joursAffaire Hilairet : la défense du suspect s’appuie sur une contamination lors de l’autopsie
-
NewsEn Ligne 7 joursUne pétition féministe réclame l’arrêt de la tournée de Patrick Bruel
-
PlanèteEn Ligne 3 joursUn séisme de magnitude 7,7 secoue le nord du Japon sans causer de dégâts majeurs
-
SociétéEn Ligne 6 joursNuñez imprime sa marque à Beauvau en écartant les figures de Retailleau et Darmanin
-
CultureEn Ligne 3 jours_**Boualem Sansal annonce son départ de France**_
-
NewsEn Ligne 5 joursNice : Éric Ciotti dégaine un budget d’austérité à 60 millions d’euros