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Société

_**Le groupe écologiste saisit le Conseil d’État contre les annonces de Lecornu sur le 1er-Mai**_

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_**Les députés écologistes ont déposé un recours devant la plus haute juridiction administrative, accusant le Premier ministre d’avoir outrepassé ses prérogatives en autorisant le travail le 1er-Mai dans certaines professions.**_

Après le syndicat Sud, c’est au tour du groupe écologiste à l’Assemblée nationale de porter l’affaire devant le Conseil d’État. Mardi, les élus ont annoncé avoir saisi la juridiction pour contester les déclarations de Sébastien Lecornu concernant le 1er-Mai, qu’ils qualifient d’« abus de pouvoir ». Une audience est programmée mercredi à 11 heures, et une décision est attendue avant vendredi, veille du jour férié.

La députée Danielle Simonnet, membre du groupe écologiste, a indiqué qu’elle se rendrait à l’audience. Selon elle, la réponse du Conseil d’État devrait intervenir dans un délai très court, avant le 1er-Mai. Il y a moins de deux semaines, le Premier ministre avait annoncé que les salariés volontaires des boulangeries et des fleuristes indépendants pourraient travailler ce jour férié et chômé, affirmant qu’une instruction serait transmise à l’ensemble des services de l’État.

Cette mesure faisait suite à l’abandon d’une proposition de loi visant à élargir le travail le 1er-Mai, qui avait suscité une vive opposition syndicale et des menaces de censure contre le gouvernement. Dans un communiqué, le groupe Ecologiste et social dénonce un contournement de la représentation nationale. « Quatre jours plus tard, Sébastien Lecornu a annoncé sur le perron de Matignon ce que le Parlement ne lui avait pas accordé », écrivent les élus, évoquant une atteinte à la séparation des pouvoirs et un piétinement du Parlement.

Les députés reprochent également au gouvernement d’avoir donné pour instruction à l’inspection du travail de ne pas verbaliser les infractions. Ils soulignent que les inspecteurs témoignent déjà de consignes contradictoires qui entravent leurs contrôles. Deux recours ont été déposés, l’un en référé-suspension et l’autre au fond. Le syndicat Sud commerces et services avait déjà engagé une démarche similaire dimanche.

Mardi matin, la cheffe des députés insoumis, Mathilde Panot, a également critiqué les annonces du Premier ministre. Elle a estimé qu’en République, un chef de gouvernement ne pouvait décider de mettre la loi de côté à sa guise. « Le 1er-Mai, les salariés doivent soit rester chez eux, soit mieux encore venir manifester pour des droits nouveaux », a-t-elle déclaré lors d’une conférence de presse.

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