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Une identité retrouvée après deux décennies : le mystère de la femme du bidon enfin élucidé

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Vingt et un ans après la découverte d’un corps dans un village de Moselle, les enquêteurs d’Interpol sont parvenus à identifier la victime grâce à des analyses ADN et à l’étude de sa dentition.

Le 7 janvier 2005, le corps d’une femme avait été découvert dans un tonneau destiné à recueillir l’eau de pluie, à Saint-Quirin, une commune de Moselle. Pendant plus de vingt ans, son identité était restée inconnue, et la victime avait été surnommée « la femme à la couronne dentaire Richmond » en raison d’un élément distinctif de son appareil buccal. Les investigations avaient alors suggéré que des soins dentaires récents et onéreux, notamment cette couronne, avaient pu être réalisés en Allemagne.

Grâce à l’analyse de l’ADN fourni par des proches, Interpol a annoncé avoir enfin percé ce mystère. La défunte s’appelle Hakima Boukerouis. Dans le même temps, les forces de l’ordre messines ont procédé à l’arrestation d’un suspect. Selon des informations locales, le mari de la victime aurait été interpellé en juin 2025, soupçonné d’avoir commandité le meurtre. Mis en examen et incarcéré, il a depuis été libéré sous contrôle judiciaire en raison de son âge avancé et de son état de santé.

Cette affaire s’inscrit dans le cadre de l’opération « Identify Me », une campagne menée par Interpol qui regroupe six pays européens, dont la France, l’Allemagne et l’Espagne. L’objectif est d’identifier des femmes décédées dont les corps ont été retrouvés sur le continent au cours des dernières décennies. Outre le cas d’Hakima Boukerouis, quatre autres victimes ont été identifiées grâce à cette initiative. En 2023, Rita Roberts, une Britannique retrouvée en Belgique trente et un ans plus tôt, avait été reconnue par un proche grâce à un tatouage. Plus récemment, Ainoha Izaga Ibieta Lima et Liudmila Zavada, toutes deux retrouvées en Espagne, ont été identifiées par leurs empreintes digitales. L’Allemande Eva Maria Pommer a, quant à elle, été identifiée grâce à des informations fournies par la police néerlandaise.

Le secrétaire général d’Interpol, Valdecy Urquiza, a salué ces avancées, soulignant qu’elles démontrent les résultats concrets d’une utilisation optimale des outils d’identification disponibles. Il a réaffirmé l’engagement de l’organisation à aider ses pays membres à résoudre les enquêtes sur les personnes décédées non identifiées, grâce à une coopération internationale renforcée.

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