Faits Divers
Le fugitif du clan corse du Petit Bar clame son innocence devant les juges marseillais
Après cinq années de cavale, Mickaël Ettori, figure présumée de l’organisation criminelle du Petit Bar, a comparu mardi devant le tribunal correctionnel de Marseille. Il a fermement nié toute implication dans des activités de blanchiment et contesté l’existence même de ce clan.
L’audience très attendue de cet homme de 53 ans s’est ouverte dans un climat de tension. Son arrestation, le 13 décembre 2025 à Olmeto, en Corse-du-Sud, avait mis fin à une longue période de fuite. Condamné par défaut en mai 2025 à une peine de douze années de réclusion et à une amende de 1,5 million d’euros pour avoir blanchi le produit présumé des activités de la bande, il est désormais rejugé sur ces mêmes chefs d’accusation.
Mickaël Ettori a exprimé des regrets profonds concernant sa cavale, qu’il a qualifiée de plus grande erreur de sa vie. Il a décrit ces années comme une fuite en avant, passées à se cacher en Corse, loin de sa famille. Il a notamment confié qu’un enfant refuse aujourd’hui de lui parler, ne le connaissant pas. Il a tenu à préciser que sa vie durant cette période n’avait rien d’un séjour de luxe, contrairement à ce que pourrait laisser penser le coût d’une telle disparition.
Deux jours avant son arrestation, il avait été condamné à quinze ans de réclusion criminelle par la cour d’assises des Bouches-du-Rhône pour association de malfaiteurs dans le cadre de l’assassinat du bâtonnier Antoine Sollacaro. Il a également fait opposition à cette décision de justice.
Face aux questions de la présidente du tribunal, qui a listé les multiples condamnations des membres du groupe pour justifier l’existence de la bande, Mickaël Ettori a reconnu entretenir des amitiés anciennes. Il a toutefois réfuté catégoriquement l’idée d’une organisation structurée, estimant que cette appellation ne sert qu’à alimenter les récits médiatiques. Il a décrit Jacques Santoni, présenté comme le chef présumé du clan, comme un ami de longue date.
Le tribunal a ensuite évoqué le train de vie de Mickaël Ettori, jugé incompatible avec ses revenus déclarés. Des notes de restaurant mensuelles de 3500 euros, des vêtements de luxe ou des achats chez des marques prestigieuses ont été cités. En réponse, le prévenu a minimisé ces dépenses, affirmant que son quotidien était bien plus modeste et qu’il ne s’agissait pas d’un train de vie de milliardaire.
Les débats doivent se poursuivre avec l’examen de flux financiers en provenance de l’étranger, d’opérations de blanchiment impliquant des commerçants chinois d’Aubervilliers et de nombreux projets sans lien avec ses revenus officiels. Le jugement de mai 2025 avait souligné la puissance financière de la bande, son ancrage dans la criminalité organisée et l’existence d’une hiérarchie. Le procès devrait prendre fin jeudi.
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