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La Suisse ne bouge pas son taux directeur, même si les prix repartent à la hausse

La Banque nationale suisse a choisi de maintenir son taux directeur à 0%, son plus bas niveau depuis juin 2025. Une décision prise alors que l’inflation…

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La Suisse ne bouge pas son taux directeur, même si les prix repartent à la hausse

La Banque nationale suisse a choisi de maintenir son taux directeur à 0%, son plus bas niveau depuis juin 2025. Une décision prise alors que l’inflation remonte dans le pays sous l’effet de la flambée des carburants.

La Banque nationale suisse ne touche à rien. Jeudi, l’institution a décidé de laisser son principal taux directeur là où il se trouve, à savoir 0%. Un seuil inchangé depuis juin 2025, et qui reste le plus bas de toutes les grandes banques centrales de la planète. Ce choix intervient dans un contexte tendu, alors que la guerre israélo-américaine contre l’Iran, déclenchée le 28 février, a fait s’envoler les prix des carburants et, avec eux, l’inflation dans le pays.

Cette poussée des prix reste malgré tout contenue. En août, l’inflation suisse s’est établie à 0,8% sur un an, un pic de deux ans. La hausse des carburants explique l’essentiel de cette accélération. Cela demeure toutefois dans la fourchette de 0% à 2% que la banque centrale présente comme compatible avec la stabilité des prix. Un scénario bien différent de celui de beaucoup d’autres banques centrales, qui ont préféré relever leurs coûts d’emprunt face à ce même contexte.

Les observateurs s’attendaient à ce statu quo. Une majorité d’économistes pariaient sur un maintien des taux, et les marchés financiers donnaient à ce scénario une probabilité de 94%. Dans son communiqué, l’institution explique que la pression inflationniste à moyen terme ne s’est que légèrement accentuée. Elle juge sa politique monétaire adaptée pour garder l’inflation dans la zone de stabilité des prix, et rappelle qu’elle soutient l’activité.

Un point a évolué par rapport à la réunion précédente. La banque centrale se dit désormais prête à intervenir activement sur le marché des changes si la situation l’exige, afin de garantir des conditions monétaires adéquates. Auparavant, elle affichait surtout sa volonté de contrer une appréciation excessive du franc. Ces dernières semaines, la devise suisse s’est d’ailleurs dépréciée face à l’euro et au dollar. Après l’annonce, elle a encore légèrement faibli, s’échangeant quasiment stable face à l’euro à 0,9395 franc et à 0,8247 franc face au dollar américain.

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