Société
EasyJet. Les pilotes suspendent la grève pour ne pas gâcher la discussion
Le mouvement annoncé pour dimanche et lundi n’aura pas lieu. Les pilotes basés en France ont accepté de reporter leur grève à la fin du mois, le temps de…

Le mouvement annoncé pour dimanche et lundi n’aura pas lieu. Les pilotes basés en France ont accepté de reporter leur grève à la fin du mois, le temps de voir si les négociations entamées avec la direction débouchent vraiment.
Le rendez-vous était fixé, il est décalé. Les pilotes d’EasyJet basés en France devaient cesser le travail dimanche et lundi. Ils ont finalement suspendu leur préavis, désormais renvoyé aux 24 et 25 septembre. La raison de ce revirement tient en quelques mots. La direction a rouvert la discussion. Selon le syndicat des pilotes, l’unité et la détermination affichées par les équipages tricolores ont pesé dans la balance et permis de renouer un échange plus sérieux avec l’employeur.
Le syndicat accueille cette reprise avec soulagement, sans pour autant baisser la garde. Sur le fond, rien n’est réglé. Aucun engagement ferme n’a été arraché sur les points qui fâchent, à commencer par la stabilité des plannings et les conditions de travail. Le problème dénoncé est simple à comprendre. Un pilote peut démarrer le mois avec un emploi du temps, puis le terminer avec un calendrier où pas une seule journée ne ressemble à ce qui était prévu au départ. Cette instabilité chronique pourrit la vie quotidienne des équipages, qui doivent sans cesse se réorganiser.
Pour comprendre la colère, il faut se souvenir du mois d’août. Les hôtesses et stewards français de la compagnie s’étaient mis en grève, déjà pour dénoncer ces plannings changeants. Leur mobilisation a payé. Un accord a été signé, avec cinq jours par mois pendant lesquels l’emploi du temps est intouchable, et une indemnité versée dès qu’un changement dépasse deux heures.
Les pilotes réclament le même traitement, et ils ont du mal à avaler le refus de la compagnie. Leur argument est difficile à contourner. Personnel en cabine et personnel dans le poste de pilotage font tourner les mêmes appareils, sur les mêmes rotations, dans le même environnement. À leurs yeux, la différence de traitement ne tient pas debout.
Ce report n’est donc pas un renoncement, plutôt un baroud d’honneur pour la négociation. Les pilotes laissent une chance aux échanges, mais le préavis reste posé sur la table, prêt à être activé. Si les discussions patinent, le bras de fer se rejouera à la fin du mois.
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