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400 emplois menacés chez le propriétaire du Dauphiné Libéré et du Progrès
Le groupe de presse EBRA veut supprimer jusqu’à 400 postes par départs volontaires. Face à la baisse des ventes papier et une perte record, il mise sur…


Le groupe de presse EBRA veut supprimer jusqu’à 400 postes par départs volontaires. Face à la baisse des ventes papier et une perte record, il mise sur l’automatisation et le numérique.
Le géant de la presse régionale dans l’Est de la France annonce une cure d’amaigrissement. EBRA, qui possède neuf quotidiens comme Le Progrès, L’Est républicain ou Les Dernières Nouvelles d’Alsace, a dévoilé un plan de départs volontaires. L’objectif est de réduire les effectifs de 3 200 salariés de près de 400 personnes. En parallèle, 68 nouveaux postes doivent être créés, principalement dans les rédactions. La direction insiste aucun départ ne sera forcé. Mais le chiffre donne le vertige. Les syndicats parlent déjà de saignée historique.
Le groupe, qui diffuse plus de 800 000 exemplaires papier et attire 21,4 millions de visiteurs uniques par mois sur ses sites, est frappé par une crise profonde. Les ventes au numéro et les abonnements ont été divisés par deux en dix ans. En 2025, la perte opérationnelle a dépassé les 10 millions d’euros. La présidente Sophie Gourmelen prévient si rien n’est fait, cette perte pourrait tripler d’ici 2030. Concrètement, cela signifierait disparaître de certains territoires. Pour éviter cela, le groupe accélère la transformation numérique. L’intelligence artificielle va automatiser des tâches de mise en page et d’édition. Un outil nommé MEPA doit assister les journalistes pour les titres, les tags ou la relecture. Les syndicats s’inquiètent ce logiciel menace directement les postes de secrétariat de rédaction. Pour deux journaux seulement, 15 postes sur 49 sont appelés à disparaître.
EBRA veut aussi rajeunir son public et conquérir de nouveaux lecteurs. Le développement des formats vidéo et audio est une priorité. Une plateforme numérique commune aux neuf titres doit voir le jour. Côté contenu, l’information locale reste centrale mais doit mieux coller aux préoccupations quotidiennes comme le pouvoir d’achat ou la santé. Les reportages et les enquêtes seront renforcés. Chaque rédaction va créer un pôle news dont la mission sera d’écrire d’abord pour le numérique. Le groupe compte aussi diversifier ses revenus grâce à l’événementiel, l’éducation aux médias ou son pôle technologique. Les premières discussions avec les syndicats débutent fin juin. Les premiers départs sont attendus à partir de 2027.





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