France
Une patiente recouvre la parole après une greffe du larynx, la première en France


Karine, âgée de 49 ans a bénéficié d’une greffe du larynx mardi 14 novembre. Quelques jours après son opération, elle a retrouvé l’usage de la parole et a pu rentrer chez elle. C’est une première en France.
Après deux décennies de silence, une femme nommée Karine, âgée de 49 ans, a retrouvé sa voix grâce à la première greffe de larynx réalisée en France. L’intervention, présentée à Lyon par une équipe médicale déterminée, marque un tournant significatif dans les procédures chirurgicales.
Karine, ayant subi une trachéotomie depuis un arrêt cardiaque en 1996, a pu prononcer ses premiers mots avec une voix faible quelques jours après l’opération des 2 et 3 septembre. Elle s’engage désormais dans un parcours de rééducation intensive, impliquant la parole, la déglutition et la respiration, afin de recouvrer pleinement ses capacités.
L’initiative pour cette greffe révolutionnaire a été inspirée par la première greffe mondiale de larynx en 1998 aux États-Unis. Le Professeur Philippe Céruse, à la tête de cette prouesse française, a approfondi ses connaissances sur cette procédure complexe grâce à une collaboration internationale avec un confrère colombien.
L’opération, qui a nécessité la participation de douze chirurgiens et une cinquantaine de professionnels de santé, s’est étalée sur 27 heures. L’équipe a dû attendre un donneur compatible, en considérant des critères stricts comme le sexe, le poids, la taille et le groupe sanguin.
Le Professeur Céruse reste prudent, soulignant que le succès final dépendra de la récupération complète de la patiente, un processus qui pourrait durer jusqu’à 18 mois. Néanmoins, cette intervention ouvre la voie à d’autres greffes de larynx, pour lesquelles le budget est déjà alloué.
La patiente, exprimant sa gratitude à travers un message écrit, partage sa joie de pouvoir enfin parler à ses filles, qui ne l’avaient jamais entendue auparavant. Malgré les défis à venir, elle reste pleine de « courage » et de « patience ».
Les équipes lyonnaises, déjà réputées pour la première greffe mondiale d’une main en 1998, envisagent désormais des greffes d’organes non vitaux mais cruciaux pour la qualité de vie, tels que les utérus et les pénis, dans les deux années à venir.





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