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Un test de dépistage du cadmium bientôt remboursé pour certains Français

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Près d’un Français sur deux présenterait un taux d’exposition au cadmium supérieur aux seuils sanitaires, selon l’Agence nationale de sécurité sanitaire. Un dispositif de dépistage pris en charge sera déployé à partir de l’été 2026.

En 2025, l’Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation (Anses) estimait que la moitié de la population hexagonale était exposée au cadmium à des niveaux excédant les valeurs de référence pour la santé. Ce métal lourd, présent naturellement dans les sols, se diffuse dans l’environnement sous l’effet des activités industrielles et agricoles, notamment par l’emploi d’engrais phosphatés. Sa toxicité est avérée, même à des concentrations faibles.

Dès cet été, il sera possible de mesurer son taux d’imprégnation à ce métal, sous certaines conditions. Une proposition de loi portée par des élus écologistes, visant à limiter l’exposition au cadmium, doit être examinée par les députés au début du mois de juin.

L’accès à un test remboursé dépendra du lieu de résidence. Les habitants de la Champagne, du Jura, de la Charente et du Massif central seront prioritaires. Cette mesure fait suite aux recommandations de la Haute Autorité de santé (HAS), qui préconisait dès juillet 2024 un dépistage pour les personnes « potentiellement surexposées ». Le docteur Pierre Souvet, cardiologue, estime que l’enjeu concerne l’ensemble des citoyens. Il souligne que le blé et les pommes de terre figurent parmi les aliments les plus contaminés.

Le test, comprenant une analyse sanguine et urinaire, sera facturé 27,50 euros. La Sécurité sociale en prendra en charge 60 %, tandis que les 40 % restants relèveront des complémentaires santé. François Blanchecotte, président de la Fédération de la biologie médicale, insiste sur la nécessité d’agir, le cadmium s’accumulant silencieusement dans l’organisme avant de provoquer des pathologies graves. En 2024, la HAS avait alerté sur les risques liés à une exposition répétée, même à faible dose, incluant des atteintes rénales, osseuses, respiratoires, neurologiques, cardiovasculaires, ainsi que des effets sur la reproduction et un risque cancérogène.

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