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Un protocole d’accord pour stopper la guerre au Moyen-Orient signé ce vendredi

La Suisse accueille la signature d’un accord historique entre l’Iran et les États-Unis. Après des mois de conflit meurtrier, les espoirs de paix…

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Un protocole d’accord pour stopper la guerre au Moyen-Orient signé ce vendredi

La Suisse accueille la signature d’un accord historique entre l’Iran et les États-Unis. Après des mois de conflit meurtrier, les espoirs de paix renaissent mais les défis restent immenses.

Ce vendredi, dans un hôtel de luxe perché sur le Bürgenstock, en Suisse, les délégations iranienne et américaine se retrouvent pour sceller un protocole d’accord censé mettre fin à la guerre déclenchée le 28 février. C’est le négociateur en chef iranien Mohammad Bagher Ghalibaf et le vice-président américain JD Vance qui apposeront leurs signatures, peut-être même en présence de Donald Trump, alors de passage au G7 à Évian. Le document, déjà cosigné électroniquement par les trois hommes, tient en une page et demie. Son contenu reste très général, mais il prévoit dans la foulée la réouverture complète du détroit d’Ormuz, annoncée par Trump. Une incertitude plane cependant sur les frais de service que l’Iran compte désormais réclamer aux navires qui empruntent ce passage stratégique. Les États-Unis insistent pour qu’il reste gratuit.

Sur le terrain, la violence n’a pas complètement cessé. Israël a mené mercredi des frappes aériennes sur le sud du Liban, notamment dans la région de Nabatiyé. Cinq personnes ont été tuées depuis l’annonce de l’accord lundi. L’intensité des offensives contre le Hezbollah pro-iranien a diminué, mais l’armée libanaise a demandé aux habitants qui commençaient à rentrer chez eux de patienter encore un peu. Le chef du Hezbollah, Naïm Qassem, doit prendre la parole à la télévision ce mercredi soir. La veille, il a remercié chaleureusement l’Iran d’avoir veillé à ce que l’accord inclue la fin des hostilités au Liban.

Les conséquences économiques du conflit se font encore sentir. Le baril de Brent, référence mondiale du brut, est tombé sous la barre des 80 dollars pour la première fois depuis début mars, porté par l’annonce de l’accord. Parallèlement, l’Agence internationale de l’énergie révèle que les stocks de pétrole des pays de l’OCDE n’ont jamais été aussi bas depuis 1990. Ce niveau historiquement faible s’explique par le blocus du détroit d’Ormuz, verrouillé depuis fin février par les forces iraniennes. Mais un signe d’apaisement se dessine : trois pétroliers iraniens ont réussi à franchir le périmètre du blocus américain, transportant au total 3,8 millions de barils de brut. Il s’agit des premières exportations de l’Iran depuis deux mois.

Après la signature, les deux camps se donnent soixante jours pour aborder les questions les plus sensibles. Au programme des négociations directes : le programme nucléaire iranien et la levée des sanctions américaines qui asphyxient l’économie du pays. Un délai serré pour transformer un fragile protocole en une paix durable.

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