Faits Divers
Un mur les prive de liberté
Dans le Gard, un couple âgé se retrouve prisonnier de sa propre demeure après la construction d’un ouvrage de béton bloquant son unique accès. L’affaire, portée devant la justice, illustre un conflit de voisinage aux conséquences dramatiques.
À Tornac, dans le quartier résidentiel de la Flavarderie, une situation pour le moins singulière prive deux octogénaires de leur autonomie. Lucienne et Daniel Laporte, respectivement âgés de 81 et 83 ans, sont contraints de demeurer chez eux depuis plusieurs semaines. La raison en est l’érection d’un mur de parpaings, élevé par un voisin en décembre dernier, qui obstrue complètement leur portail d’entrée.
Le litige trouve son origine dans la contestation d’un droit de passage historique dont se prévalent les résidents. Les premières difficultés sont apparues au printemps dernier avec la pose d’une chaîne, avant que la situation ne dégénère avec la construction de l’ouvrage définitif. Un huissier de justice, dépêché sur les lieux, a pu constater l’impossibilité pour le couple de quitter les lieux.
Cette assignation à résidence forcée pose un problème crucial d’accès aux soins. Les époux, qui nécessitent un suivi médical régulier, voient leur quotidien gravement compromis. Leur véhicule étant garé à distance, ils sont obligés d’emprunter un chemin de fortune, long de plus de deux cents mètres et traversant leur propriété, avant d’affronter une pente herbeuse rendue glissante par les intempéries.
L’édile de la commune, Marielle Vigne, déplore de n’avoir été saisie du dossier qu’à un stade avancé. Elle évoque pourtant l’existence d’une éventuelle issue, par l’arrière de la parcelle, qui n’a jamais fait l’objet d’une demande formelle de la part des concernés. Sur le plan juridique, la mairie souligne l’absence de servitude d’urbanisme officiellement enregistrée, tout en reconnaissant la complexité d’un dossier où la propriété du terrain est partagée.
La défense des occupants s’appuie sur un acte notarié datant de 1933, confirmé par un document ultérieur de 1981, qui attesterait de l’ancienneté de leur droit. Le tribunal judiciaire d’Alès, saisi en référé, a examiné l’affaire en urgence. Son verdict, attendu dans les prochains jours, déterminera si le mur doit être abattu pour rétablir la libre circulation des deux personnes âgées.
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