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Cuba plongée dans le noir : La Havane accepte d’étudier une aide américaine de 100 millions de dollars

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L’île subit une nouvelle panne électrique massive dans sa partie orientale, tandis que la principale centrale du pays a dû être déconnectée. Face à la colère grandissante de la population, le gouvernement cubain se dit disposé à examiner une proposition d’aide financière des États-Unis, tout en dénonçant une “incongruité”.

Une nouvelle défaillance majeure du réseau électrique a frappé Cuba ce jeudi, plongeant sept provinces orientales dans l’obscurité. La compagnie nationale d’électricité a signalé une “déconnexion partielle” du système survenue en début de matinée, affectant une vaste zone allant de Ciego de Avila, au centre du pays, jusqu’à Guantanamo, à l’extrême est de l’île. Peu après, la centrale thermoélectrique Antonio Guiteras, la plus importante du pays, s’est également retrouvée hors service en raison d’une fuite dans sa chaudière.

Cette nouvelle crise énergétique survient dans un contexte de tensions sociales accrues. Dans la capitale, La Havane, des habitants de plusieurs quartiers ont manifesté leur exaspération durant la nuit, frappant sur des casseroles pour exprimer leur lassitude face à des coupures de courant pouvant excéder vingt heures consécutives. Des rassemblements de protestation ont également eu lieu dans des zones périphériques, où des résidents réclamaient le retour de l’électricité.

Le gouvernement cubain, confronté à une pénurie sévère de carburants, a reconnu la gravité de la situation. La veille, le ministre de l’Énergie et des Mines avait déclaré que le pays ne disposait plus ni de fioul ni de diesel, et que les 100 000 tonnes de brut provenant du dernier pétrolier russe autorisé à accoster fin mars étaient épuisées. Dans ce contexte, les autorités se sont déclarées “prêtes” à examiner une offre d’aide américaine de 100 millions de dollars.

Le secrétaire d’État américain, Marco Rubio, a renouvelé cette proposition mercredi, en conditionnant son acheminement à une distribution par l’Église catholique, sans passer par l’État cubain. Le gouvernement de La Havane a qualifié cette condition d’“incongruité”, tout en affirmant ne pas avoir pour habitude de refuser une aide étrangère proposée de bonne foi. L’île, soumise à un embargo économique depuis 1962, accuse Washington d’être à l’origine de sa crise énergétique par le biais de restrictions drastiques sur les approvisionnements en carburant. Les États-Unis, de leur côté, imputent cette situation à une mauvaise gestion interne de l’économie cubaine.

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