Culture
Virginie Efira a accepté un rôle pour Asghar Farhadi sans même lire le scénario
L’actrice belge, qui incarne deux personnages dans « Histoires parallèles », raconte sa confiance aveugle envers le réalisateur iranien et son admiration pour son exigence.
La comédienne belge Virginie Efira n’a pas hésité une seconde lorsque l’opportunité de collaborer avec Asghar Farhadi s’est présentée. « Dès que j’ai appris que le projet venait de lui, j’ai donné mon accord avant même de prendre connaissance du scénario », confie-t-elle. Le nouveau film en français du maître iranien, intitulé « Histoires parallèles », marque son retour sur la Croisette après « Le Passé », présenté en compétition en 2013. Le long métrage réunit une distribution prestigieuse, tous désireux de travailler sous la direction de ce cinéaste acclamé.
Le récit suit Sylvie, une écrivaine solitaire et revêche, interprétée par une actrice de renom. Depuis son appartement parisien, elle observe avec obsession un trio de bruiteurs qui travaille en face de chez elle. Nita, Pierre et Christophe, joués respectivement par Virginie Efira, Vincent Cassel et Pierre Niney, créent des sons pour des documentaires animaliers. Sylvie transforme cette surveillance en une fiction, imaginant un triangle amoureux très éloigné des relations réelles entre les trois collègues. L’arrivée d’Adam, un homme à tout faire censé l’aider à organiser son quotidien, provoque un choc entre la fiction et la réalité, entraînant une série de conséquences inattendues.
L’actrice belge avoue avoir été surprise par le rôle proposé. « En lisant le scénario, je me suis demandé pourquoi il avait pensé à moi », dit-elle en souriant. Elle incarne à la fois Nita, une bruiteuse blonde en couple avec Pierre, et son double fictif Anna, une brune assurée aux allures de femme fatale liée à Christophe. Virginie Efira a douté de sa capacité à interpréter ces deux figures. « Je craignais de ne pas être crédible, surtout pour le personnage de la fiction, peut-être trop jeune pour moi », explique-t-elle. Mais elle salue le talent du réalisateur. « Asghar est un directeur d’acteurs exceptionnel. C’est une véritable machine de travail, avec une mise en scène d’une grande précision qui ne laisse aucune place à l’improvisation. »
Travailler avec Farhadi, c’est aussi s’immerger dans le cinéma iranien, une tradition qui compte beaucoup pour l’actrice. Elle cite des œuvres marquantes comme « La Loi de Téhéran » ou « Les Graines du figuier sauvage », sans oublier la Palme d’or récente décernée à « Un simple accident » de Jafar Panahi. « On sent que son film rend hommage au cinéma », observe-t-elle. Elle évoque notamment une scène réunissant Isabelle Huppert et Catherine Deneuve, qui joue son éditrice. « Rien que pour cette rencontre à l’écran, le film parle de cinéma avec une grande beauté. »
Virginie Efira, qui a déjà tourné avec le Néerlandais Paul Verhoeven, a également travaillé avec plusieurs grands réalisateurs étrangers. À Cannes, elle défend un autre film tourné à Paris, signé par le Japonais Ryusuke Hamaguchi, oscarisé pour « Drive My Car ». Pour ce projet intitulé « Soudain », présenté en compétition, elle a même pris des cours de japonais. « Je pense que les grands cinéastes ont un attachement culturel à l’histoire du cinéma français. Ils souhaitent pouvoir s’exprimer librement, et la France reste un pays où cela est encore possible. C’est une grande joie », conclut-elle.
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