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Un ornithologue néerlandais, première victime identifiée du hantavirus à bord du MV Hondius

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Le docteur Léo Schilperoord, 70 ans, a contracté le virus lors d’une excursion ornithologique en Argentine avant de succomber à bord du navire de croisière. Son épouse, Mirjam, est décédée deux semaines plus tard.

Le premier cas d’infection par l’hantavirus recensé sur le navire de croisière MV Hondius a été formellement identifié. Il s’agit de Léo Schilperoord, un ornithologue néerlandais âgé de 70 ans, qui voyageait avec son épouse Mirjam depuis le 1er avril, date de leur embarquement à Ushuaia, en Argentine. Selon des avis de décès publiés dans la presse locale et relayés par un média américain, le septuagénaire est décédé à bord après avoir présenté les premiers symptômes le 11 avril. Son épouse a également succombé à la maladie deux semaines plus tard.

Avant de monter sur le bateau, le couple, originaire de Haulerwijk, un village de 3 000 habitants aux Pays-Bas, effectuait un périple de cinq mois en Amérique du Sud. Leur voyage les a conduits dans plusieurs pays, dont l’Argentine, où ils ont participé à une excursion d’observation des oiseaux. Cette sortie est aujourd’hui considérée comme le point de départ probable de la contamination.

Les deux passionnés d’ornithologie se sont rendus dans une décharge située à plus de six kilomètres d’Ushuaia, un site réputé auprès des spécialistes du monde entier pour l’observation du caracara à gorge blanche, également appelé caracara de Darwin en hommage au célèbre naturaliste britannique. Dans ce lieu jonché de déchets, le couple aurait inhalé des particules provenant des excréments de rats pygmées à longue queue, porteurs de la souche andine du hantavirus. Cette variante est la seule forme connue du virus à pouvoir se transmettre d’humain à humain.

Quatre jours après son embarquement sur le MV Hondius, Léo Schilperoord a ressenti de la fièvre, des maux de tête, des douleurs abdominales et de la diarrhée. Il est décédé cinq jours plus tard à bord du navire. Son épouse Mirjam a quitté le bateau avec la dépouille de son mari le 24 avril, lors d’une escale sur l’île de Sainte-Hélène, dans l’océan Atlantique. Elle s’est ensuite envolée pour Johannesburg, en Afrique du Sud, mais son état de santé s’est dégradé au point qu’elle n’a pas pu embarquer sur son vol de correspondance vers les Pays-Bas. Elle est décédée le lendemain. « Comme des oiseaux en plein vol », pouvait-on lire dans l’une des nécrologies publiées en néerlandais dans le magazine local de Haulerwijk. « Tu vas nous manquer, ainsi que tes histoires. »

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