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Le Labour en pleine ébullition : des manœuvres de succession visent Starmer, qui jure gouverner

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Le Premier ministre britannique Keir Starmer affirme rester concentré sur ses fonctions, tandis que les ambitions de ses rivaux travaillistes se dévoilent au grand jour, fragilisant un leadership déjà ébranlé par des revers électoraux.

Au sein du Parti travailliste britannique, les tractations pour évincer Keir Starmer se sont intensifiées jeudi. Plusieurs figures du Labour envisagent ouvertement de briguer sa succession, alors que le Premier ministre assure être pleinement dévoué à la direction du pays. Depuis plusieurs jours, le chef du gouvernement lutte pour sa survie politique après des élections locales désastreuses pour son parti, sur fond de controverses répétées qui avaient déjà entamé sa crédibilité.

La pression est montée d’un cran avec la démission du ministre de la Santé, Wes Streeting, considéré comme un candidat potentiel à la direction du parti. Dans une lettre acerbe, ce représentant de l’aile droite travailliste a indiqué avoir perdu confiance dans le leadership de Starmer. Il a estimé que ce dernier ne mènerait pas le Labour aux prochaines élections législatives, prévues en 2029, dénonçant un manque de vision. Streeting n’a toutefois pas confirmé son intention de se porter candidat à la tête du parti.

Keir Starmer a exprimé ses regrets face à cette démission, appelant ses troupes à s’élever à la hauteur de ce qu’il considère comme un combat pour l’âme de la nation. Il a réaffirmé sa volonté de tenir les promesses faites au pays, notamment celle de tourner la page du chaos. Depuis le début de la semaine, 86 députés travaillistes sur 403 ont appelé à son départ, et quatre secrétaires d’État ont quitté le gouvernement. Le porte-parole du Premier ministre a répété que ce dernier était entièrement concentré sur l’action gouvernementale.

La situation se complique avec le retour en grâce d’Angela Rayner, ancienne numéro deux du parti, populaire à gauche. Elle a annoncé avoir été blanchie par l’administration fiscale dans une affaire de sous-paiement d’impôt, ce qui avait provoqué sa démission en septembre. Interrogée sur une éventuelle candidature, elle a écarté l’idée de défier directement Starmer, tout en laissant entendre qu’elle pourrait rejoindre la course si un autre responsable se lançait. Selon les règles internes, tout candidat doit obtenir le soutien de 81 députés, soit 20% des effectifs parlementaires du Labour.

Un troisième nom circule avec insistance : celui d’Andy Burnham, le populaire maire du Grand Manchester. Pour pouvoir participer à une élection interne, il doit d’abord être élu député à Westminster. Jeudi soir, un député de la région a annoncé renoncer à son siège, ouvrant la voie à une législative partielle. Burnham a aussitôt déclaré vouloir concourir, sollicitant le soutien des électeurs pour retourner au Parlement. Il doit encore être formellement investi, et l’élection pourrait prendre plusieurs semaines, sans garantie de succès. Le Comité exécutif national du parti lui avait imposé un veto en janvier. Enfin, le nom d’Al Carns, ancien officier de marine et député de Birmingham âgé de 46 ans, est également évoqué dans la presse comme prêt à se lancer si quelqu’un donne le coup d’envoi.

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