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_**La France accélère le transfert des orques d’Antibes vers l’Espagne**_

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_**Face à la dégradation des infrastructures du Marineland fermé depuis janvier, Paris juge le départ des deux cétacés vers un parc espagnol comme une nécessité impérieuse, une position vivement contestée par les associations de protection animale.**_

Les autorités françaises pressent le mouvement pour évacuer les deux orques du Marineland d’Antibes, établissement aquatique qui a définitivement baissé le rideau au début de l’année 2025. Le ministre délégué à la Transition écologique a confié à un quotidien régional que la situation relevait désormais de l’urgence, en raison de l’état préoccupant des bassins où les cétacés sont encore maintenus. Depuis la fermeture du parc, deux orques et une douzaine de dauphins demeurent sur le site, leurs conditions de logement se détériorant de jour en jour.

Le gouvernement a donc préparé en amont tous les éléments nécessaires à un transfert vers l’Espagne. Les autorisations administratives sont désormais en règle, et il ne reste plus qu’un accord entre la société exploitante du Marineland, le groupe espagnol Parques Reunidos, et les parcs destinataires pour concrétiser le déplacement dans les prochaines semaines. Le ministre doit d’ailleurs se rendre sur place pour échanger avec la direction et les équipes du site.

La solution retenue prévoit d’acheminer les deux orques, la femelle Wikie âgée de 24 ans et son fils Keijo de 12 ans, vers le Loro Parque, un établissement situé aux îles Canaries et appartenant à un concurrent direct de Parques Reunidos. Cette perspective suscite une vive opposition de la part des organisations de défense des animaux. Elles estiment que ce parc espagnol ne présente pas les garanties nécessaires pour accueillir dignement les cétacés et réclament depuis des mois leur placement dans des sanctuaires offrant une semi liberté.

L’ONG Sea Shepherd a notamment dénoncé ce qu’elle considère comme un alignement du gouvernement sur les intérêts d’un grand groupe industriel. Selon elle, il n’y a pas d’urgence réelle et les bassins d’Antibes n’ont jamais été aussi stables. Le ministre rétorque en affirmant que le risque d’un effondrement des infrastructures est bien réel et qu’il refuse de le prendre. Chaque jour compte, insiste t il, pour éviter une issue fatale aux animaux.

Le sort des dauphins semble moins pressant. Leur départ pourrait attendre l’achèvement des travaux d’un nouveau bassin au ZooParc de Beauval, dont la livraison est prévue pour 2027.

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