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Un maïeuticien jugé pour viols, la présidente interpelle sur la distinction des gestes

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La magistrate a estimé qu’une femme sait différencier un acte médical d’un geste à caractère sexuel, lors du procès de Lionel Charvin, déjà condamné à douze ans de réclusion.

L’affaire oppose la justice à un professionnel de santé accusé d’agressions sur six nouvelles patientes. Âgé de 54 ans, l’intéressé exerçait en libéral et en clinique à Montpellier jusqu’en 2016. Il avait déjà été reconnu coupable de onze viols en 2021 et condamné à une lourde peine, sans avoir interjeté appel. Cette fois, il conteste les faits qui lui sont reprochés.

Devant la cour criminelle de l’Hérault, la présidente a vivement questionné sa défense. Elle a souligné l’incohérence entre ses aveux antérieurs et ses dénégations actuelles. Selon elle, les descriptions des plaignantes ne laissent place à aucun doute sur la nature des gestes subis. La magistrate a insisté sur la capacité des femmes à distinguer un acte thérapeutique d’une agression.

À la barre, l’accusé s’est montré évasif, peinant à justifier sa position. Une avocate des parties civiles a ensuite rappelé la définition légale du viol, insistant sur la notion de surprise et de contrainte morale. Elle a qualifié les faits de violations caractérisées, provoquant une réaction visible chez le prévenu.

L’audience s’est poursuivie avec les réquisitions du ministère public avant la plaidoirie de la défense. La peine encourue s’élève à vingt ans d’emprisonnement. Le verdict doit être rendu dans la soirée.

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