Monde
Un haut responsable américain à Caracas pour sceller un nouveau partenariat économique


La visite du ministre américain de l’Intérieur Doug Burgum au Venezuela marque une étape significative dans le réchauffement des relations bilatérales, avec pour objectif affiché une collaboration étendue dans les secteurs énergétique et minier.
La présidente par intérim Delcy Rodriguez a reçu mercredi le ministre américain de l’Intérieur Doug Burgum au palais de Miraflores. Cette rencontre officielle s’inscrit dans une séquence de rapprochement entre Caracas et Washington, initiée après des années de tensions. L’hôte américain, également président du Conseil national énergétique des États-Unis, a salué des perspectives de coopération qu’il a qualifiées d’illimitées entre les deux nations.
Cette visite fait suite à une série de mesures prises par l’administration par intérim vénézuélienne, sous l’impulsion des États-Unis. Une réforme de la législation sur les hydrocarbures a été promulguée pour ouvrir le secteur aux investisseurs privés. Une amnistie visant les détenus politiques a été décrétée, et une refonte du système judiciaire ainsi qu’une modification du code minier ont été promises. L’exécutif américain a par ailleurs autorisé la reprise des liaisons aériennes commerciales entre les deux pays, interrompues depuis 2019.
Doug Burgum était accompagné d’une délégation d’entrepreneurs américains, dont des représentants de grandes compagnies minières. Il a indiqué que ces sociétés étaient prêtes à s’impliquer rapidement dans divers projets. Une visite de sites d’extraction est prévue dans son programme avant son retour aux États-Unis. Cette ouverture économique intervient dans un contexte où Washington a assoupli certaines sanctions pétrolières précédemment imposées à Caracas.
Le gouvernement vénézuélien évoque un élargissement du cadre légal pour le secteur minier, visant à attirer des groupes étrangers vers l’exploitation de ressources comme l’or, les diamants ou le coltan. Cette activité se concentre principalement dans une vaste zone géographique désignée sous le nom d’Arc minier. Cette stratégie suscite des inquiétudes parmi les défenseurs de l’environnement et des organisations non gouvernementales, qui pointent les conséquences de l’extraction minière, légale ou illégale, en termes de déforestation, de pollution des eaux et d’opacité.
Parallèlement, la compagnie pétrolière nationale PDVSA a annoncé la signature de nouveaux contrats d’approvisionnement en pétrole et produits dérivés à destination du marché américain. Ces livraisons s’effectuent dans un environnement géopolitique tendu au Moyen-Orient, qui contribue à maintenir les cours du brut à un niveau élevé et incite à diversifier les sources d’approvisionnement.





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