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Un dernier hommage à Bruno Salomone, l’artiste simple et généreux


Une foule d’anonymes et de personnalités s’est rassemblée ce lundi à Joinville-le-Pont pour accompagner l’acteur et humoriste, emporté à l’âge de 55 ans. L’émotion était palpable, mêlant souvenirs intimes et reconnaissance publique pour un homme décrit comme d’une grande délicatesse.
Sous un ciel clément, les notes d’un chant gospel et une salve d’applaudissements ont accueilli le cortège devant l’église Sainte-Anne de Polangis. En ce début de semaine, plusieurs centaines de personnes s’étaient rassemblées dans cette commune du Val-de-Marne pour un ultime adieu à Bruno Salomone. À l’intérieur du modeste édifice de briques rouges, les quatre-vingts places assises n’ont pu contenir tous ceux qui souhaitaient lui rendre hommage.
Dans la file d’attente, les témoignages spontanés se multipliaient, esquissant le portrait d’un homme accessible et profondément attachant. « On aurait aimé l’avoir pour frère, pour ami », confiait une admiratrice du même âge, évoquant des spectacles où le rire était continu. D’autres habitants du quartier rappelaient sa simplicité, croisé souvent lors de courses quotidiennes, toujours disponible pour un échange. Une couronne fleurie déposée par les riverains de l’île Fanac, où il résidait, symbolisait cet ancrage local. « Avec son départ, c’est un peu de nous qui s’en va », murmurait un Joinvillais.
La cérémonie religieuse a donné la parole à ses proches. Le réalisateur James Huth a salué la mémoire d’un « poète fou », parti « avec élégance ». L’officiant a, quant à lui, rendu hommage au combat mené par l’artiste face à la maladie. Le cercueil, porté par des mains amies parmi lesquelles celles de Jean Dujardin visiblement ému, a ensuite été conduit à travers l’avenue du Général-Gallieni vers le cimetière communal, distant d’un kilomètre.
Le parcours du comédien était largement représenté dans l’assistance. Ses anciens partenaires du collectif « Nous ç Nous » côtoyaient les acteurs de la série « Fais pas ci, fais pas ça », qui l’avait rendu célèbre auprès du grand public dans le rôle de Denis Bouley. Certains avaient effectué un long déplacement pour être présents, témoignant de l’attachement profond suscité par son travail. Une spectatrice se souvenait avec tendresse de son humour burlesque et de ses sketches devenus cultes.
Autour de la sépulture, où une plaque de marbre portait désormais ses dates, les hommages se sont succédé dans une atmosphère recueillie, ponctuée par la diffusion de « Si tu n’existais pas » de Joe Dassin. Les membres de l’équipe de la série ont salué « le meilleur des partenaires », resté humble et pudique jusqu’au bout. Ses amis ont évoqué son exigence artistique, sa générosité et le soutien indéfectible de son épouse. L’un d’eux a résumé l’esprit de cet artiste unique par une formule qui lui était chère. Un ancien camarade de scène, rencontré à l’époque des cours d’improvisation à l’Olympia, se remémorait quant à lui son talent d’imitateur et un rire communicatif qui, assurait-il, n’a jamais trouvé d’égal.





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