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Trump menace d’anéantir l’Iran avant d’annoncer la reprise du dialogue

Devant l’Assemblée générale de l’ONU, Donald Trump a posé un choix radical entre un accord avec Téhéran et la fin de la République islamique. Dans la…

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Trump menace d'anéantir l'Iran avant d'annoncer la reprise du dialogue

Devant l’Assemblée générale de l’ONU, Donald Trump a posé un choix radical entre un accord avec Téhéran et la fin de la République islamique. Dans la foulée, il a révélé que les discussions entre Washington et l’Iran avaient repris.

Le contraste est net. Depuis la tribune des Nations unies, le président américain a laissé entendre qu’il pourrait anéantir la République islamique, avant d’expliquer qu’il avait une grande décision à prendre. Un accord serait-il conclu avec l’Iran, ou bien fallait-il mettre un terme au régime. Il a même demandé s’il devait envoyer les Iraniens en enfer, avant d’espérer qu’ils prendraient les bonnes décisions avant qu’il ne soit trop tard.

Quelques minutes plus tard, changement de ton. Aux côtés du président ukrainien Volodymyr Zelensky, Donald Trump a annoncé que le dialogue avec Téhéran avait repris, après une interruption depuis juin et l’échec d’un protocole d’accord. La rencontre aurait duré trois heures, et le dirigeant républicain l’a jugée très bonne, assurant qu’une autre discussion était prévue dans un futur très proche.

L’émissaire américain Steve Witkoff, qui a mené les échanges avec le gendre du président, Jared Kushner, a confirmé la nouvelle sur les réseaux sociaux. Selon lui, la délégation iranienne a été approchée par l’intermédiaire de médiateurs ayant fait la navette entre les deux camps tout au long de la journée. Le chef de la diplomatie iranienne, Abbas Araghchi, était présent.

Ce dernier a profité de l’occasion pour poser ses conditions à une réouverture du détroit d’Ormuz, un passage maritime stratégique. Téhéran réclame la levée immédiate du blocus naval, le versement rapide de l’ensemble des avoirs iraniens gelés, ainsi que la fin de la guerre sur tous les fronts. Des exigences qui disent l’ampleur des points de blocage.

Sur le plan intérieur, l’équation reste délicate. Les élections législatives de mi-mandat approchent, et Donald Trump a lui-même reconnu qu’un accord était envisageable seulement après le scrutin de novembre. Son parti risque d’y perdre le contrôle du Congrès, plombé notamment par le prix élevé des carburants lié à la guerre. Le républicain de 80 ans, qui promettait de tenir l’Amérique à l’écart des conflits du monde, se retrouve pris en étau.

Son passage à New York a alterné promesses de paix et déclarations martiales. Il a vanté l’opération militaire ayant conduit à la capture du dirigeant vénézuélien Nicolas Maduro et l’accès obtenu aux réserves pétrolières du pays, résumant la situation par une formule sur le vainqueur qui s’empare du butin. Il a aussi menacé d’user de la puissance militaire pour défendre l’influence américaine en Amérique du Sud et prédit la chute de Cuba. Les représentants cubains et iraniens ont quitté la salle pendant son discours.

Sur le front russo-ukrainien, il a assuré qu’un accord était plus proche qu’on ne le pense, sans donner de détails. Il a par ailleurs signé avec le Danemark et le Groenland un texte sur la sécurité du territoire arctique, présenté comme une victoire, même s’il reste loin de son ambition initiale d’annexer l’île. Au final, son argumentaire nationaliste, parfois belliqueux, n’a pas provoqué la même commotion que l’année précédente.

Reste un détail plus prosaïque. Cette fois, pas de panne d’escalier mécanique à son arrivée, ni de souci de téléprompteur, des déboires qui l’avaient poussé un an plus tôt à crier au complot contre sa personne.

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