Politique
Glucksmann dit non à une coalition avec Lisnard et défend le clivage gauche-droite
Raphaël Glucksmann rejette l’idée d’une alliance allant de lui à David Lisnard avant la présidentielle. Il y voit une combine qui brouille le clivage…

Raphaël Glucksmann rejette l’idée d’une alliance allant de lui à David Lisnard avant la présidentielle. Il y voit une combine qui brouille le clivage gauche-droite et critique aussi les propos d’Édouard Philippe sur les jeunes issus de l’immigration.
Le candidat Place publique/PS ne mâche pas ses mots. Pour lui, imaginer une fusion entre son projet et celui de David Lisnard, très marqué à droite, revient à décrédibiliser la politique. Il s’en prend aussi à la façon dont le président de la République a posé le débat. Après l’attentat raciste de Trappes, le chef de l’État aurait mieux fait de porter un grand moment d’unité nationale plutôt que d’imaginer de telles combines politiques, estime-t-il.
Raphaël Glucksmann refuse surtout de voir la gauche et la droite comme interchangeables. L’idée qu’elles seraient solubles l’une dans l’autre ne l’a jamais convaincu. Il la juge même dangereuse pour la démocratie, car elle ouvrirait la voie aux démagogues et aux populistes. Face au Rassemblement national, il défend une autre voie. L’alternative démocratique passera selon lui par une offre de changement après deux quinquennats d’Emmanuel Macron, portée par une gauche démocratique et républicaine.
Le candidat Place publique/PS critique également Édouard Philippe. Le candidat Horizons avait évoqué une surreprésentation de la jeunesse issue de l’immigration dans les pillages. Raphaël Glucksmann rappelle qu’il est Français depuis deux générations. Il demande pourquoi M. Philippe ne le voit pas, lui, comme un Français issu de l’immigration. Pour lui, derrière ces mots, ce sont surtout les Noirs et les Arabes qui sont visés, comme s’ils étaient condamnés à rester issus de l’immigration après deux, trois, quatre ou même cinq générations.
Il va plus loin sur le rapport de force avec l’extrême droite. La domination psychologique de l’extrême droite dans le débat public empêche selon lui un sursaut républicain commun. Gagner ne suppose pas de suivre ses idées. Cela passe par la construction d’une digue, affirme-t-il. Un refus de la confusion des camps et une manière de réaffirmer que l’alternative à venir doit se jouer à gauche, dans le camp démocratique et républicain.
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