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Trump exige un cessez-le-feu immédiat entre l’Iran et Israël

Les tirs ont repris après deux mois de trêve fragile. Le président américain somme les deux pays d’arrêter, alors que les civils sont épuisés et que…

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Trump exige un cessez-le-feu immédiat entre l’Iran et Israël

Les tirs ont repris après deux mois de trêve fragile. Le président américain somme les deux pays d’arrêter, alors que les civils sont épuisés et que l’économie mondiale tremble.

La guerre fait à nouveau trembler le Moyen-Orient. Dimanche soir, l’Iran a lancé une trentaine de missiles contre Israël, en riposte à une frappe israélienne sur un bastion du Hezbollah à Beyrouth. Deux personnes ont été tuées et vingt blessées dans ce bombardement. Téhéran parle d’un simple « avertissement » et menace d’une réponse plus large. Israël, de son côté, dit avoir détruit des systèmes de défense iraniens. Les explosions ont été entendues jusqu’à Téhéran, Tabriz et Ispahan. Une usine pétrochimique a été endommagée dans le sud-ouest de l’Iran. Et Téhéran assure avoir frappé un complexe pétrolier en Israël en représailles.

Donald Trump n’a pas attendu longtemps pour réagir. Le président américain, qui s’est plusieurs fois opposé au Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu ces derniers jours, a lancé un appel très clair sur son réseau Truth Social. « Israël et l’Iran doivent immédiatement arrêter de tirer », a-t-il écrit. Il cherche une issue à un conflit qui devient très impopulaire aux États-Unis, surtout à l’approche des élections de mi-mandat. Une partie de son camp le pousse à désamorcer la crise. Les pourparlers entre Washington et Téhéran, via le médiateur pakistanais, sont selon lui « affectés » par cette escalade.

Sur le terrain, les populations paient le prix fort. À Tel-Aviv, Hillary Shaw, 68 ans, s’est réfugiée dans un abri de magasin. « Pas très amusant de se réveiller si tôt et de revivre tout ça, sans savoir combien de temps ça va durer », confie Jonathan Ariel, trentenaire israélien. Les écoles ferment, les transports sont perturbés. En Cisjordanie, un missile a été retrouvé enfoncé dans le sol, inspecté par deux passants. À Téhéran, la circulation est moins dense que d’habitude, des habitants font la queue pour faire le plein d’essence. « L’économie est paralysée, la société souffre de stress post-traumatique, le moral est au plus bas », dit Farhad, chef cuisinier de 35 ans.

La reprise des hostilités ne concerne pas seulement l’Iran et Israël. Les rebelles houthis du Yémen, alliés de Téhéran, ont revendiqué une attaque contre Israël depuis leur pays et ont décrété une interdiction de navigation israélienne en mer Rouge. L’Union européenne et la Chine ont exprimé leur vive inquiétude. Les prix du pétrole grimpent en flèche le baril de Brent a bondi de près de 5 % pour atteindre 97,65 dollars. Les Bourses mondiales plongent, les analystes parlent d’une situation « fragile et imprévisible ». Et les obstacles à une vraie paix restent immenses le contrôle du détroit d’Ormuz, le programme nucléaire iranien, les avoirs gelés à l’étranger. Personne ne sait ce que demain réserve.

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