Économie
Trump en tournée au Qatar après un revirement diplomatique sur la Syrie
Le président américain poursuit sa visite dans le Golfe, marquée par une levée inattendue des sanctions contre Damas et une rencontre historique avec le dirigeant syrien.
Donald Trump a atterri mercredi à Doha, clôturant une étape clé de sa tournée régionale. Ce déplacement intervient après un changement de stratégie spectaculaire concernant la Syrie, avec l’annonce de la suppression des sanctions économiques et un entretien inédit avec le président syrien Ahmad al-Chareh.
Venant d’Arabie saoudite, le dirigeant américain doit ensuite se rendre aux Émirats arabes unis, bien que son agenda puisse être modifié par une éventuelle escale en Turquie pour des discussions sur le conflit ukrainien. À bord de son avion, Trump a qualifié sa rencontre avec le chef de l’État syrien de « très positive », dépeignant ce dernier comme un interlocuteur charismatique et déterminé.
La levée des sanctions, réclamée notamment par Riyad et Ankara, a provoqué des scènes d’allégresse dans plusieurs villes syriennes. Pour les habitants, cette décision ouvre la voie à une relance économique tant attendue après des années de crise. À Alep, des entrepreneurs comme Zain al-Jabali y voient une opportunité de relancer leurs activités et de ramener les investisseurs.
L’entrevue entre les deux présidents, la première depuis un quart de siècle, s’est déroulée en présence du prince héritier saoudien Mohammed ben Salmane et du président turc Recep Tayyip Erdogan, connecté à distance. Trump a exhorté Damas à normaliser ses relations avec Israël et à assumer la gestion des prisons abritant d’anciens combattants de l’État islamique, actuellement sous contrôle kurde.
Cette initiative américaine, saluée par certains alliés régionaux, a toutefois suscité l’inquiétude d’Israël, qui considère le nouveau pouvoir syrien comme une menace. Malgré ces tensions, le président américain a défendu sa décision, la présentant comme une « chance de grandeur » pour la Syrie.
À Doha, Trump a été accueilli avec faste par l’émir qatari Tamim ben Hamad Al-Thani. Le convoi présidentiel, escorté de véhicules high-tech aux couleurs locales, a marqué les esprits. Cependant, cette visite se déroule dans un contexte politique tendu aux États-Unis, où des voix s’élèvent pour dénoncer un prétendu conflit d’intérêts lié à un avion offert par le Qatar. L’intéressé a balayé ces critiques, qualifiant le geste de « prêt temporaire ».
Cette tournée, entre avancées diplomatiques et polémiques, illustre la complexité des enjeux stratégiques dans la région.
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