Société
Trois élus forcés à la démission pour fraude électorale : le Conseil constitutionnel frappe fort

Le verdict est tombé : trois parlementaires ont été destitués pour manquements graves dans leurs comptes de campagne, provoquant une onde de choc dans l’hémicycle.
Le Conseil constitutionnel a prononcé l’inéligibilité de trois députés, entraînant leur éviction immédiate de l’Assemblée nationale. Les élus concernés, issus de la majorité présidentielle et de l’opposition de droite, ont été sanctionnés pour des irrégularités financières lors des dernières élections législatives.
Jean Laussucq, représentant de Paris, a été épinglé pour avoir financé une partie de sa campagne via son compte personnel et accepté des paiements directs de tiers, enfreignant les règles de transparence. Les sommes en cause, représentant plus de 20 % de ses dépenses totales, ont scellé son sort. Brigitte Barèges, maire de Montauban et députée du Tarn-et-Garonne, a quant à elle été sanctionnée pour avoir utilisé des collaborateurs municipaux rémunérés par la collectivité pour sa campagne, un conflit d’intérêts manifeste.
Stéphane Vojetta, élu des Français de l’étranger, a vu son mandat annulé pour des frais de transport non conformes, représentant une part significative de son budget électoral. Les trois élus ont vivement contesté la décision, dénonçant une manœuvre politique. Barèges y voit une tentative de l’écarter des municipales de 2026, tandis que Vojetta clame son innocence sur les réseaux sociaux.
Ces exclusions réduisent encore un peu plus les rangs de l’Union des droites, qui perd son seuil minimal pour former un groupe parlementaire autonome. Des élections partielles seront organisées pour pourvoir les sièges vacants, dans un contexte déjà tendu après deux autres invalidations récentes dans le Jura et en Saône-et-Loire.
Cette décision rappelle la rigueur du Conseil constitutionnel en matière de contrôle des dépenses électorales, un sujet sensible dans un pays où la probité des élus reste sous surveillance.

Faits DiversEn Ligne 7 joursÀ Lille, la mairie forcée et l’Apple Store pillé
Faits DiversEn Ligne 6 joursLimoges regarde son hôtel de ville partir en fumée
SociétéEn Ligne 6 joursÀ Limoges, la mairie brûle et le maire accuse l’État d’avoir lâché ses policiers
PolitiqueEn Ligne 3 joursHollande recadre le débat sur les violences et refuse de tout imputer à LFI
PolitiqueEn Ligne 5 joursVinted, eBay et Leboncoin sous pression après les pillages du week-end
Faits DiversEn Ligne 6 joursDes commerces du 11e arrondissement pris pour cible après la manifestation
SociétéEn Ligne 3 joursÀ Ulm, le blocage devient une école de la critique
PolitiqueEn Ligne 5 joursAprès les violences, le RN veut incarner l’ordre
















