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Sept ans de violences conjugales jugés aux assises

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Un homme de 51 ans comparaît cette semaine devant la cour d’assises de Digne-les-Bains pour avoir infligé à sa compagne des viols accompagnés d’actes de torture pendant sept années consécutives.

Les débats s’ouvrent ce lundi dans le cadre d’une procédure où l’accusé encourt la réclusion criminelle à perpétuité. La plaignante, âgée de 42 ans et mère de quatre enfants, entend rompre le silence imposé par des années de domination. Son conseil, Me Philippe-Henry Honegger, souligne la détermination de sa cliente à inverser le rapport de peur et de honte.

L’ex-compagnon, ancien directeur d’une agence bancaire à Manosque, est poursuivi pour avoir soumis la victime à des actes de torture et de barbarie, notamment lors de viols répétés entre 2015 et 2022, et pour l’avoir contrainte à la prostitution. Sa défense, assurée par Me Charlotte Barriol, soutient que les faits relèvent de l’intimité du couple et que les actes étaient consentis.

Selon l’accusation, la relation a rapidement basculé d’un prétexte de jeux sadomasochistes vers une emprise psychologique totale. La victime a décrit des violences physiques intenses, incluant des coups avec une planche à découper, des entailles au couteau dans le dos et des brûlures de cigarette. Elle a également relaté que l’accusé lui ordonnait d’avoir des relations sexuelles avec d’autres hommes, écoutant via son téléphone portable, fixant les pratiques et les tarifs, et récupérant la totalité des gains.

Le parquet a justifié le renvoi aux assises par l’intensité et la répétition des violences, corroborées par des expertises médicales et des enregistrements sonores et vidéo. Me Honegger insiste sur le fait que la parole de sa cliente est étayée par des centaines de messages et d’échanges téléphoniques, démontrant une manipulation psychologique minutieuse.

La victime, préparatrice en pharmacie de formation, souffre de séquelles physiques et physiologiques graves, reconnues comme un handicap à plus de 80%. Elle avait alerté une amie en juin 2022, ce qui avait conduit à l’interpellation de l’accusé. Le procès doit durer une semaine.

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