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Séisme à l’US Open: Djokovic disqualifié pour un geste d’humeur

Qui pouvait empêcher Novak Djokovic de remporter son 18e titre du Grand Chelem à l’US Open ? Il y a encore quelques heures, vraisemblablement personne. Mais c’est pourtant un autre joueur qui soulèvera la coupe car le N.1 mondial a été disqualifié en 8es de finale dimanche sur un geste d’humeur.

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Qui pouvait empêcher Novak Djokovic de remporter son 18e titre du Grand Chelem à l’US Open ? Il y a encore quelques heures, vraisemblablement personne. Mais c’est pourtant un autre joueur qui soulèvera la coupe car le N.1 mondial a été disqualifié en 8es de finale dimanche sur un geste d’humeur.

« Parce qu’il a été disqualifié, Djokovic va perdre tous les points ATP gagnés à l’US Open et va recevoir une amende du montant de son prize money en plus de toute autre amende éventuellement décidée en fonction de l’incident », a précisé l’USTA.

Fin du premier set contre Pablo Carreno (27e). Une balle frappée par le Serbe sans regarder vers le fond du court va heurter une juge de ligne à la gorge. La juge pousse un cri et s’effondre, Djokovic se précipite vers elle. Elle se relève, il va s’asseoir. Mais le règlement est sans appel: tout joueur coupable de ce type de geste, même involontairement, est exclu.

Les cas de disqualification en Grand Chelem sont rares. Mais celle de John McEnroe à l’Open d’Australie 1990 avait déjà marqué les esprits.

Djokovic avait eu un premier geste d’humeur quelques points auparavant, lorsqu’il avait violemment frappé une balle contre une balustrade.

Ses nerfs étaient soumis à rude épreuve car il avait mené 5-4 et avait eu trois balles pour remporter le set 6-4 sur le service de Carreno, mais l’Espagnol avait réussi à les sauver et a égaliser à 5-5. Et le Serbe avait perdu dans la foulée sa mise en jeu, ce qui a provoqué son geste malheureux.

« C’est vraiment pas de chance, a commenté Alexander Zverev qui passait au même moment en conférence de presse. Il y a une règle pour ça. Je pense que le superviseur fait son boulot. Mais c’est vraiment pas de chance pour Novak ».

Probabilité infime

Dans un stade vide en raison du huis clos, la probabilité que la balle de Djokovic touche quelqu’un était particulièrement faible.

En l’absence de ses principaux rivaux Rafael Nadal et Roger Federer, le Serbe qui est considéré comme le meilleur joueur sur dur et qui était invaincu depuis le début de l’année avec 26 victoires en autant de matchs, semblait sur des rails pour remporter son 18e titre du Grand Chelem.

L’US Open 2020 sera donc le premier Majeur à avoir un autre vainqueur que l’un des membres du Big 3 depuis son édition 2016 remportée par Stan Wawrinka. Plus encore il y aura à New York cette année un tout nouveau vainqueur de Grand Chelem.

Zverev, lui, jouera les quarts. L’Allemand avait déjà atteint les quarts d’un Majeur, mais c’était à Roland-Garros et en Australie (où il est même allé en demies cette année), jamais à l’US Open. C’est désormais chose faite après sa démonstration (6-2, 6-2, 6-1) face à l’Espagnol Alejandro Davidovich Fokina (99e) qui disputait son premier US Open.

Zverev a fait la loi sans se voir opposer de résistance, infligeant 18 aces, 38 coups gagnants et convertissant 7 de ses 10 balles de break.

De son côté, Jennifer Brady (41e) a surclassé l’Allemande Angelique Kerber (23e) 6-1, 6-4. Malheureusement, elle s’est blessée aux adducteurs et si elle a pu terminer son match victorieusement, la blessure pourrait la gêner sur le long terme.

Babos pleure

« J’ai fait un excellent premier set », s’est-elle félicitée. « Dans le 2e, je me suis concentrée sur chaque point et j’étais frustrée de sentir cette douleur. Je suis très heureuse d’avoir gagné en 2 sets », a-t-elle commenté.

A 25 ans, elle jouera pour la première fois un quart de finale de Grand Chelem, contre la Kazakhe Yulia Putintseva (35e).

Par ailleurs, sortie de la bulle new-yorkaise, la Hongroise Timea Babos a étalé sa détresse après son éviction du tournoi de double samedi à la suite de l’interdiction faite à sa partenaire Kristina Mladenovic de quitter sa chambre pour raisons sanitaires.

« Je suis à la maison. Je suis assise dans ma cuisine et je pleure… Je commence juste à réaliser ce qu’il s’est passé et je ne comprends pas. C’est terriblement injuste, je ne vois aucune raison raisonnable pour que ça ait tourné ainsi », écrit-elle sur les réseaux sociaux.

Associée à Mladenovic, Babos a remporté l’Open d’Australie en 2018 et Roland-Garros en 2019.

A la suite du test positif au coronavirus de Benoît Paire, 7 joueurs et joueuses dont Mladenovic, ont été soumis à un protocole renforcé prévoyant notamment l’isolement quasi-total et qui devait leur permettre de jouer l’US Open tant qu’ils restaient négatifs.

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Open d’Australie : 10e sacre pour Djokovic, qui décroche son 22e titre du Grand Chelem

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Open d'Australie : 10e sacre pour Djokovic, qui décroche son 22e titre du Grand Chelem

Le Serbe de 35 ans a battu en finale à Melbourne le Grec Stefanos Tsitsipas 6-3, 7-6 (7/4), 7-6 (7/5).

Novak Djokovic s’est offert un dixième sacre à Melbourne en dominant, en 2h56 de jeu, Stefanos Tsitsipas (6-3, 7-6, 7-6), dimanche 29 janvier. Avec ce dixième succès à Melbourne en autant de finales, le Serbe égale le record de 22 titres en Grand Chelem de Rafael Nadal. Dans le même temps, « Nole », 35 ans, récupère la place de numéro 1 mondial, qu’il n’avait plus occupée depuis juin 2022.

Le Grec, qui aussi avait la possibilité d’occuper cette première place en cas de victoire, grimpe d’une place du classement ATP (3e). Tsitsipas, qui disputait sa deuxième finale en Grand Chelem, tenait à prendre sa revanche face au Serbe, qu’il l’avait déjà battu en finale de Roland-Garros en 2021. Mais le Grec a de nouveau dû rendre les armes, cette fois en trois sets. À 24 ans et auteur d’un formidable parcours à Melbourne, Stefanos Tsitsipas aura probablement, d’autres occasions de disputer une finale de Grand Chelem.

A 35 ans, il reste à Novak Djokovic « sans aucun doute deux, trois ans » pour amasser encore des titres du Grand Chelem, a estimé son entraineur.

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Open d’Australie : Aryna Sabalenka remporte son premier Grand Chelem

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Open d'Australie : Aryna Sabalenka remporte son premier Grand Chelem

Aryna Sabalenka a remporté, à 24 ans, son premier titre du Grand Chelem. En finale de l’Open d’Australie samedi, la Biélorusse a renversé Elena Rybakina (4-6, 6-3, 6-4).

Aryna Sabalenka, grande première ! La Bélarusse, tête de série N.5 de cet Open d’Australie, s’adjuge à 24 ans son premier titre du Grand Chelem. Elle a renversé la Kazakhe Elena Rybakina ce dimanche, après un gros combat, et succède à l’Australienne Ashleigh Barty au palmarès du tournoi. Grâce à ce succès en trois manches (4-6, 6-3, 6-4), elle va retrouver lundi le deuxième rang mondial, le meilleur classement de sa carrière. C’est le premier échec en finale d’un Majeur pour Rybakina, lauréate du dernier Wimbledon, mais qui va tout de même monter à la 10 e place.

Melbourne attendait un match de cogneuses, et l’a eu. Cette finale fut très accrochée, les deux femmes se renvoyant coup pour coup tout a long d’une grosse bataille de 2h34. Dans la continuité de son parcours remarquable, qui l’a amenée à éliminer notamment la N.1 mondiale Iga Swiatek, Elena Rybakina (23 ans, tête de série N.22) a réalisé la meilleure entame de match. Elle a logiquement remporté le premier set, sereine, impassible, faisant parler son expérience à ce stade d’un tournoi majeur.

Et Sabalenka a tout renversé

En face, Aryna Sabalenka semblait quelque peu intimidée par l’enjeu, elle qui avait déjà joué trois demi-finales en Grand Chelem (Wimbledon 2021, US Open 2021 et 2022) sans jamais parvenir en finale. Mais on sentait, derrière la fébrilité, une puissance de feu en fermentation. Si bien que lorsque Rybakina a baissé de régime à l’entame de la deuxième manche, notamment au service, la Bélarusse a su saisir sa chance en étant agressive au retour. Elle s’est logiquement emparée du set.

Le troisième set devait donc être de celui de la bagarre, avec deux joueuses jouant au même moment un très bon tennis. Chacune a assuré sa mise en jeu, mais on sentait Sabalenka légèrement au-dessus. En témoignent ses jeux de service plus facilement remportés, tandis que Rybakina se maintenait à flot tant bien que mal en serrant le jeu dans les moments chauds. Mais elle finit pourtant par craquer à 3-3 sous les assauts répétés de la Bélarusse, dont les frappes n’ont cessé de gagner en puissance et en précision.

Il a fallu ensuite servir pour le gain du match à 5-4. Et il ne fait aucun doute qu’Aryna Sabalenka a dû repenser à ces heures et ces heures d’entraînement passées à tenter d’améliorer ce service maudit. Cette mise en jeu qui lui fit commettre tant de doubles fautes en 2022, y compris en finale du Masters contre Caroline Garcia. Contre Elena Rybakina, son service a de nouveau été sa plus grande force, avec 17 aces claqués, mais aussi sa plus grande faiblesse, en témoignent les 7 doubles fautes. Sur sa première balle de match, elle en a commis une, la première du set. Mais elle s’en est procurée trois autres, et la quatrième a été la bonne. Un mental de championne.

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Paris 2024 : l’Ukraine menace de boycotter les Jeux olympiques si des athlètes russes participent

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Volodymyr Zelensky, le président ukrainien, a demandé à son homologue français Emmanuel Macron lors d’un entretien téléphonique de ne pas autoriser les athlètes russes à concourir lors des Jeux olympiques de Paris 2024. Patron du comité d’organisation, Tony Estanguet a ensuite rappelé que c’était le CIO qui devrait en décider.

Emmanuel Macron et Volodymyr Zelensky ne font pas que discuter de l’éventuel envoi de chars de combat par la France à l’Ukraine, pour la soutenir dans sa guerre contre la Russie. Les deux chefs d’Etat ont échangé au téléphone sur les prochains Jeux olympiques, qui se dérouleront à Paris du 26 juillet au 11 août 2024. Pour Zelensky, les athlètes russes ne doivent pas être autorisés à participer à la compétition. « J’ai particulièrement insisté sur le fait que les athlètes russes ne doivent pas avoir leur place aux JO de Paris », a confié le président ukrainien après son entretien avec son homologue français.

Après l’envahissement de l’Ukraine depuis la Russie mais aussi la Biélorussie par les troupes de Vladimir Poutine, le 24 février 2022, soit trois jours après la cérémonie de clôture des Jeux d’hiver de Pékin, donc pendant la trêve olympique, le Comité international olympique (CIO) avait sanctionné Russes et Biélorusses, d’abord exclus des Jeux paralympiques de Pékin. Aucun de ces deux pays n’a depuis pu organiser d’événement sportif international officiel, et leurs sportifs concourent désormais sous bannière neutre.

Estanguet : « C’est le CIO qui décide »

Et alors que Volodymyr Zelensky avait réclamé à la mi-décembre que les athlètes russes soient placés dans un « isolement complet » de toutes compétitions internationales, Thomas Bach, le président du CIO, a lui manifesté sa volonté de maintenir des sanctions fermes vis-à-vis de la Russie et de la Biélorussie. « Ces sanctions contre les États et les gouvernements russes et bélarusses doivent rester et resteront fermement en place, déclarait le dirigeant allemand, ancien champion olympique de fleuret, dans son message de Nouvel An. En cette nouvelle année, les athlètes ukrainiens peuvent compter sur l’engagement total du CIO et de l’ensemble du mouvement olympique en faveur de cette solidarité. Nous voulons voir une équipe forte de l’Ukraine aux Jeux olympiques de Paris 2024 et aux Jeux olympiques d’hiver de Milan Cortina 2026. »

Président du comité d’organisation des JO parisiens, Tony Estanguet a rappelé mercredi devant la presse que « c’est bien le CIO qui décide des délégations qui sont autorisées à participer aux Jeux olympiques », a d’abord déclaré le triple champion olympique de canoë. « Le comité d’organisation n’a pas à intervenir dans le choix des délégations qui doivent participer aux Jeux. Nous, on attendra les règles édictées. A date, le comité paralympique a décidé d’exclure les Russes et de refaire un point d’étape fin 2023. Le CIO a également mis un certain nombre de sanctions pour tous les dirigeants du sport russe, sur le drapeau, sur les délégations », a conclu le patron du COJO.

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