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Rouler sans assurance, c’est 7 500 vies brisées par an

Le fonds qui indemnise les victimes d’accidents causés par des conducteurs non assurés tire la sonnette d’alarme. En un an, près de 7 500 personnes ont…

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Rouler sans assurance, c'est 7 500 vies brisées par an

Le fonds qui indemnise les victimes d’accidents causés par des conducteurs non assurés tire la sonnette d’alarme. En un an, près de 7 500 personnes ont été prises en charge, un chiffre en baisse mais des morts plus nombreux.

Conduire sans assurance n’est pas une simple infraction. C’est un engrenage qui laisse chaque année des milliers de blessés et de familles endeuillées sans protection. Le Fonds de garantie des victimes, chargé de prendre le relais quand le conducteur responsable n’a pas d’assurance, a recensé l’an dernier près de 7 500 cas. Un total en recul de 7,3% par rapport à l’année précédente, mais qui cache une tendance inquiétante le nombre de décès, lui, est en hausse avec 177 morts.

Derrière ces chiffres, il y a des profils bien spécifiques. Le plus souvent, les conducteurs en défaut d’assurance sont des jeunes, souvent sans ressources, qui vivent en zone rurale et n’ont pas les moyens de souscrire une police. Le problème ne date pas d’hier mais il prend aujourd’hui des formes nouvelles. Les trottinettes électriques, par exemple, pèsent désormais plus lourd que les deux-roues motorisés dans les accidents impliquant des conducteurs non assurés. L’an dernier, 818 victimes de ces engins ont été prises en charge, soit une augmentation de près de 8% sur un an.

Le fonds, financé en partie par les assurés, a versé 132 millions d’euros d’indemnisation. Mais ce n’est pas une simple aide. Le Fonds se retourne ensuite contre les responsables des accidents, qui se retrouvent endettés à vie. « Les conséquences sont désastreuses pour les auteurs », explique son directeur général. Certains doivent rembourser des centaines de milliers, voire des millions d’euros. Une épée de Damoclès qui les suit toute leur existence. Le constat est clair un défaut d’assurance n’est pas une économie, c’est une bombe à retardement pour les victimes et pour ceux qui conduisent sans couverture.

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