Nous rejoindre sur les réseaux

Planète

Dans la vallée du Rhin, un vigneron étend de la paille pour sauver ses raisins de la fournaise

Un été torride menace les vignobles allemands. Pour garder l’humidité du sol, Florian Weingart a recours à une méthode simple mais exigeante.

Article

le

Dans la vallée du Rhin, un vigneron étend de la paille pour sauver ses raisins de la fournaise

Un été torride menace les vignobles allemands. Pour garder l’humidité du sol, Florian Weingart a recours à une méthode simple mais exigeante.

La chaleur écrase les coteaux de la vallée du Rhin. Florian Weingart marche entre ses rangs de vigne et dépose des bottes de paille au pied des ceps. Le vigneron de 53 ans cherche à préserver chaque goutte d’eau dans une terre qui n’en a presque plus. Son objectif est clair, protéger ses plants de riesling, le cépage emblématique de la région.

Le réchauffement climatique a d’abord été une aubaine pour les viticulteurs allemands. Des cépages nouveaux ont pu être testés et la vigne s’est étendue vers des zones autrefois trop fraîches. Mais l’avantage s’inverse. Les périodes de chaleur et de sécheresse se multiplient, et les exploitants peinent à répondre aux besoins en eau de leurs plantations. Florian Weingart parle d’un seuil critique.

Le domaine s’étend sur six hectares. Un tiers est désormais recouvert de paille, une opération longue et physique. Le vigneron raconte avoir transporté un millier de petites bottes en un mois. À l’origine, cette technique servait à améliorer la qualité du sol. Elle s’est révélée utile contre l’évaporation, un bénéfice découvert après coup.

L’irrigation complète le dispositif. Des tuyaux installés en 2013 arrosent goutte à goutte 1,85 hectare de vignes. Les jeunes plants, aux racines encore courtes, ne survivraient pas sans cet apport. Leur propriétaire affirme qu’il ne replanterait plus jamais sans un tel système, le risque d’échec étant trop grand. Il veille aussi à limiter les mauvaises herbes qui volent de l’eau aux pieds de vigne.

Les vendanges commencent plus tôt qu’avant. Florian Weingart prévoit la sienne en septembre, un calendrier devenu habituel, alors que ses parents attendaient octobre. Plus au sud, certains viticulteurs ont même déjà récolté mi-août, une précocité exceptionnelle. Mais la production, elle, diminue. Le domaine est passé d’environ six mille litres à cinq mille litres, soit quarante mille bouteilles. Sans pluie abondante dans les semaines à venir, la qualité risque d’en pâtir.

À lire aussi

Click to comment

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Les + Lus