Nous rejoindre sur les réseaux

Économie

Roche mise 700 millions sur une molécule prometteuse contre le cancer du sang

Le géant suisse s’associe à une biotech californienne pour accélérer le développement d’un traitement contre la leucémie. Un accord qui pourrait dépasser…

Article

le

Roche mise 700 millions sur une molécule prometteuse contre le cancer du sang

Le géant suisse s’associe à une biotech californienne pour accélérer le développement d’un traitement contre la leucémie. Un accord qui pourrait dépasser les 2 milliards de dollars.

Roche met le paquet sur un nouveau candidat médicament. Le laboratoire suisse a annoncé un partenariat avec l’américain Nurix Therapeutics pour développer et commercialiser le bexobrutideg, un traitement expérimental qui cible les tumeurs malignes des lymphocytes B, ces globules blancs qui déraillent dans certaines leucémies ou lymphomes.

L’accord prévoit un versement initial de 700 millions de dollars, soit environ 607 millions d’euros. Et ce n’est qu’un acompte. En fonction des résultats des essais, des autorisations réglementaires et du lancement commercial, la facture totale pourrait grimper jusqu’à 2,3 milliards de dollars. Pour financer la suite, Roche prendra 60 % des frais de développement à sa charge, Nurix assumant les 40 % restants. Une fois le traitement sur le marché américain, les deux partenaires se partageront équitablement les bénéfices ou les pertes. Dans le reste du monde, Roche s’occupera de la commercialisation et versera des redevances à la jeune pousse californienne.

Le bexobrutideg va entrer en phase III d’essais cliniques cet été, spécifiquement pour la leucémie lymphoïde chronique, une forme de cancer du sang qui touche surtout les personnes âgées. Mais le potentiel de cette molécule va plus loin, selon Roche. Le groupe entrevoit des applications possibles dans d’autres maladies, en immunologie et en neurologie. De quoi renforcer son portefeuille déjà solide en hématologie. Les analystes financiers saluent la cohérence de ce mouvement, même si le prix fait débat. Urban Fritsche, de la Banque cantonale de Zurich, juge la collaboration « pas bon marché » mais « pleine de sens » vu les priorités de Roche. Il rappelle que le laboratoire développe aussi un traitement similaire, le fenebrutinib, pour la sclérose en plaques, avec un lancement attendu fin 2026 ou début 2027.

À lire aussi

Click to comment

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Les + Lus