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Okaïdi taille dans ses effectifs et ferme une soixantaine de boutiques en France

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L’enseigne de prêt-à-porter pour enfants Okaïdi, placée en redressement judiciaire depuis février, prévoit la suppression de 290 postes et la fermeture de soixante magasins dans l’Hexagone d’ici la fin de l’année.

La direction de l’entreprise, qui emploie actuellement 2 000 personnes en France, justifie cette restructuration par un contexte économique particulièrement défavorable. Dans un communiqué, elle évoque un environnement durablement dégradé, marqué par la baisse de la natalité, la pression persistante sur le pouvoir d’achat des ménages, l’essor du marché de la seconde main et la concurrence accrue de l’ultra fast fashion, incarnée notamment par le géant asiatique Shein.

Ce plan de réorganisation, qui doit entrer en vigueur au second semestre 2026, vise à recentrer le réseau français sur les points de vente les plus rentables. Pour les salariés concernés, un dispositif d’accompagnement sera déployé, privilégiant le reclassement interne, la mobilité au sein du groupe et un suivi individualisé.

À l’international, Okaïdi prévoit également de se retirer de plusieurs marchés jugés structurellement déficitaires. L’enseigne cessera ainsi totalement ses activités en Pologne, avec la fermeture de 25 boutiques, en Allemagne, où 17 magasins seront concernés, ainsi qu’au Portugal, avec deux points de vente.

Fondée en 1996 et basée à Roubaix, la marque historique du groupe IDKIDS réalise un chiffre d’affaires mondial de 600 millions d’euros, dont la moitié en France. Son réseau compte plus de 900 boutiques et 4 500 salariés à travers le monde, dont 335 magasins dans l’Hexagone.

Le groupe IDKIDS a par ailleurs cédé récemment Jacadi, sa marque haut de gamme pour enfants particulièrement rentable, au groupe Deveaux, propriétaire des enseignes Armand Thiery et Jacqueline Riu.

Cette annonce s’inscrit dans un contexte de crise profonde pour le secteur français de l’habillement, qui souffre depuis plusieurs années de la concurrence du commerce en ligne, des conséquences de la pandémie de Covid-19, de l’inflation, et désormais de l’essor de la mode d’occasion et de l’ultra fast fashion. De nombreuses autres enseignes, comme IKKS, Camaïeu, Kookaï, Gap France, Pimkie, Comptoir des Cotonniers ou Princesse Tam Tam, ont également traversé de graves difficultés, certaines ayant même été liquidées, à l’image de Kaporal et Jennyfer.

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