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Mohed Altrad recadre les spéculations sur sa succession

Le président du MHR a démenti les informations de presse annonçant son départ. Il réaffirme sa détermination à rester aux commandes du club héraultais.

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Mohed Altrad recadre les spéculations sur sa succession

Le président du MHR a démenti les informations de presse annonçant son départ. Il réaffirme sa détermination à rester aux commandes du club héraultais.

Dans la matinée, le quotidien Midi Libre avait lâché une bombe : à 78 ans, Mohed Altrad s’apprêterait à passer la main cet été. Un timing qui semblait cohérent vu la saison déjà réussie du MHR, vainqueur de la Challenge Cup et qualifié pour les demies du Top 14. Mais l’intéressé a vite coupé court aux rumeurs dans les colonnes du même journal. « Je n’ai jamais dit que j’allais me retirer », balance-t-il, précisant qu’il a seulement évoqué son âge et l’absence de successeur identifié. Un rappel cash de sa ligne de conduite depuis 2011.

Derrière ce démenti, Altrad remet sur la table le vrai dossier qui lui tient à cœur : le projet de stade. Un projet immobilier de 82 000 m² autour de l’enceinte, censé assainir les finances du club, mais qui n’a jamais vu le jour. Sans cette structure, juge-t-il, difficile d’attirer un repreneur dans un rugby où la majorité des clubs sont déficitaires. « Je sais que je ne suis pas jeune, mais je suis en vie, lâche-t-il avec un sourire. Tant que je suis en état de gérer ce club, je serai là. » Un message clair, appuyé par le coût annuel de 10 à 12 millions d’euros qu’il assume personnellement.

L’avenir du MHR pourrait aussi passer par Béziers. En conflit avec la mairie de Montpellier, Altrad a déjà des discussions avancées avec le maire de Béziers, Robert Ménard. « Il nous accueille à bras ouverts », confie le président, qui évoque des terrains à bas prix et un stade à rénover. Mais les travaux (parkings, loges, rénovation) prendraient au moins un an. Sportivement, la saison est un succès. Dans les coulisses, les turbulences restent bien réelles.

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