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Marc Guillaume prend les rênes du Conseil d’État

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Le préfet d’Île-de-France accède à la plus haute fonction juridictionnelle administrative du pays, une nomination qui annonce un vaste remaniement dans les hautes sphères de l’État.

Le préfet de la région Île-de-France, Marc Guillaume, a été désigné mercredi en Conseil des ministres pour occuper le poste de vice-président du Conseil d’État, la plus éminente juridiction administrative française. L’annonce a été faite par le garde des Sceaux, Gérald Darmanin, qui a salué sur le réseau social X un « grand serviteur de l’État et du droit », exprimant sa satisfaction à l’idée de collaborer prochainement avec lui et ses équipes.

Âgé de 61 ans, Marc Guillaume est un ancien élève de l’École nationale d’administration ayant consacré l’intégralité de sa carrière à la haute fonction publique. Il a notamment occupé le poste stratégique de secrétaire général du gouvernement de 2015 à 2020, sous les Premiers ministres Manuel Valls puis Édouard Philippe, dont il était réputé proche. À la tête de la préfecture parisienne, il a joué un rôle central dans la préparation et le déroulement des Jeux olympiques de 2024.

Son parcours l’a mené des affaires juridiques des ministères de la Défense et de la Justice jusqu’à la fonction de secrétaire général du Conseil constitutionnel en 2007. Nommé secrétaire général du gouvernement en 2015 par Manuel Valls, il a été maintenu à ce poste par Édouard Philippe après l’arrivée d’Emmanuel Macron au pouvoir, renforçant ainsi son influence politique auprès du chef du gouvernement.

Cette promotion, largement anticipée, ouvre la voie à une série de mouvements dans les hautes instances de l’État. Georges-François Leclerc, actuel directeur de cabinet du président de la République, serait pressenti pour lui succéder à la préfecture d’Île-de-France, à peine six mois après son arrivée à l’Élysée. Frédéric Rose, préfet des Yvelines, pourrait quant à lui rejoindre le cabinet présidentiel. Ces changements s’inscrivent dans une dynamique plus large de recomposition, tant au sein du corps préfectoral, où le ministre de l’Intérieur Laurent Nuñez amorce déjà un renouvellement des nominations, qu’à l’Élysée, où les départs se multiplient à un an de l’échéance du mandat du chef de l’État. La veille, Emmanuel Macron avait proposé la nomination d’Emmanuel Moulin, jusqu’alors secrétaire général de la présidence, au poste de gouverneur de la Banque de France.

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