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Économie

Les cours du brut s’effondrent, portés par l’espoir d’une trêve au Moyen-Orient

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Les prix du pétrole ont chuté mercredi sous la barre symbolique des 100 dollars, le marché misant sur une issue diplomatique imminente entre Washington et Téhéran après des signaux encourageants rapportés par plusieurs sources.

Vers 11H15 GMT, le baril de Brent de la mer du Nord pour livraison en juillet s’échangeait à 97,76 dollars, soit une baisse de 11,02%. Son homologue américain, le West Texas Intermediate pour livraison en juin, reculait quant à lui de 11,87% pour s’établir à 90,13 dollars. Ce repli spectaculaire intervient alors que des responsables américains et des sources proches des discussions ont évoqué l’existence d’un protocole d’accord d’une page visant à mettre un terme aux hostilités et à jeter les bases de négociations nucléaires plus approfondies. Cette information vient renforcer les déclarations de la veille, qui faisaient état de progrès significatifs en vue d’un accord global et définitif avec les dirigeants iraniens.

Le président américain avait également indiqué que le dispositif militaire baptisé « Projet Liberté », lancé pour permettre aux navires bloqués dans le Golfe de traverser le détroit d’Ormuz, serait suspendu temporairement dans l’attente d’une éventuelle signature de l’accord. Ce détroit, dont l’Iran a orchestré une quasi-paralysie depuis le début du conflit pour faire pression sur Washington, constitue un point névralgique pour le transport maritime du pétrole.

Pour Arne Lohmann Rasmussen, analyste chez Global Risk Management, il s’agit peut-être de la première occasion où les deux parties semblent réellement proches d’un accord. Il nuance toutefois en rappelant que les sources proches de la Maison Blanche, citées par le média américain Axios, ont pu avoir tendance à relayer des informations favorables à une détente des cours. Selon ces mêmes sources, l’accord prévoirait notamment la levée mutuelle des restrictions concernant le transit par le détroit d’Ormuz.

Un retour à la normale des flux pétroliers dans cette zone stratégique serait crucial. Les analystes d’ING soulignent que les volumes exportés depuis le Golfe ont chuté d’environ 13 millions de barils par jour, une perte que le marché compense difficilement en puisant dans des réserves qui s’amenuisent à un rythme soutenu. Sans solution diplomatique concrète, préviennent-ils, le marché devient plus vulnérable chaque jour et les prix pourraient connaître une forte remontée.

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