Nous rejoindre sur les réseaux

Société

La gauche non-mélenchoniste refuse de baisser les bras malgré l’avance de Jean-Luc Mélenchon

Article

le

Alors que Jean-Luc Mélenchon a officialisé sa candidature à l’élection présidentielle de 2027, les partisans d’une primaire à gauche, réunis mardi soir à Paris, ont réaffirmé leur détermination à imposer un processus unitaire pour faire face à la menace de l’extrême droite.

Réunis à La Bellevilloise, les promoteurs de l’initiative « Front populaire 2027 » ont martelé leur conviction qu’une candidature unique est indispensable. L’ex-insoumise Clémentine Autain, candidate à cette primaire, a reconnu que le processus, prévu pour le 11 octobre, rencontre des difficultés, mais elle a jugé qu’aucune autre voie démocratique n’est envisageable. Devant un public de 1 200 personnes, Lucie Castets, ancienne candidate du Nouveau Front populaire pour Matignon, a affirmé que cette primaire n’est pas une illusion et a annoncé la publication de huit priorités communes, premières pierres d’un socle programmatique très attendu.

Marine Tondelier, la secrétaire nationale des Écologistes et également candidate, a rappelé que 82 % des électeurs de gauche et écologistes souhaitent une primaire. Elle n’a pas caché son agacement envers ceux qui refusent ce processus. François Ruffin, député et candidat, a défendu l’idée d’une primaire pour la démocratie, estimant que la désignation ne peut se faire dans des négociations feutrées.

Ce processus est pourtant rejeté par les deux candidats les mieux placés dans les sondages, à savoir Raphaël Glucksmann et Jean-Luc Mélenchon. Ce dernier, qui est arrivé largement en tête à gauche lors des deux dernières présidentielles, a officialisé dimanche sa quatrième candidature à l’Élysée. Clémentine Autain a dénoncé cette décision, estimant qu’elle nuit à l’union nécessaire pour accéder au second tour. Elle a également critiqué les « fossoyeurs de l’union », en visant plus largement ceux qui entravent le rassemblement.

Le Parti socialiste n’est pas encore pleinement engagé dans ce processus. Si le premier secrétaire Olivier Faure y est favorable, il est en minorité face à ses opposants internes. Il a réaffirmé son soutien à la primaire, jugeant qu’elle confère une légitimité incontestable au candidat désigné. Il a toutefois tenu à dissiper toute ambiguïté, estimant que l’union avec le leader de La France insoumise relève de la fiction et que le rassemblement ne peut se faire au prix de l’abandon des valeurs républicaines. Il a lancé un appel à Place publique et au Parti communiste, qui refusent la primaire, en les avertissant qu’il ne pardonnerait jamais à ceux qui, par ambition ou par inconséquence, priveraient la gauche d’une chance de gouverner.

Au sein du PS, un autre périmètre, plus social-démocrate, se dessine autour du chef des députés socialistes Boris Vallaud, de l’ancien candidat écologiste Yannick Jadot et de Raphaël Glucksmann. De son côté, La France insoumise a estimé que la primaire n’a produit que des divisions et des polémiques. Dans un communiqué, le parti a tendu la main aux élus écologistes et communistes, leur proposant un appui aux prochaines élections législatives s’ils soutiennent Jean-Luc Mélenchon pour la présidentielle.

Click to comment

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Les + Lus