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Boycott à Roland-Garros : la Fédération française de tennis répond aux menaces des stars du circuit

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Face aux menaces de boycott proférées par plusieurs têtes d’affiche du tennis mondial, la Fédération française de tennis a tenu à clarifier sa position sur la répartition des dotations tout en réaffirmant son ouverture au dialogue.

La menace a secoué le monde du tennis. Aryna Sabalenka, figure de proue du circuit féminin, a ouvertement évoqué la possibilité d’un boycott des tournois du Grand Chelem si les revendications des joueurs n’étaient pas entendues. Cette déclaration choc intervient alors que le Masters 1000 de Rome bat son plein et qu’une réunion entre les principaux acteurs du circuit se profile. En cause, l’annonce par Roland-Garros d’une revalorisation de sa dotation, jugée insuffisante par un collectif de joueurs qui exprime une « profonde déception ». L’an dernier, ces mêmes joueurs avaient déjà adressé une lettre aux organisateurs des quatre Majeurs pour réclamer une part de 22 % des revenus, bien supérieure à ce qui leur est actuellement accordé. Si des noms comme Jannik Sinner, Jasmine Paolini ou Coco Gauff se sont joints à Sabalenka pour envisager un boycott, Iga Swiatek a tenté d’apaiser les tensions.

Pour cette édition 2026, Roland-Garros proposera une dotation totale de 61,7 millions d’euros, soit une hausse de 9,53 % par rapport à l’année précédente et de près de 45 % depuis 2019. La Fédération française de tennis a tenu à souligner les efforts réalisés, notamment pour les joueurs éliminés dès les premiers tours des qualifications et du tableau principal, avec une augmentation de 11 % pour ces catégories. La FFT rappelle que son modèle économique repose sur un cadre spécifique : en tant qu’organisation à but non lucratif, l’intégralité des revenus générés par le tournoi est réinvestie dans l’événement lui-même, mais aussi dans le développement du tennis hexagonal, la formation des jeunes talents, le tennis féminin, le tennis inclusif et le tennis fauteuil. Plus de 400 millions d’euros ont été injectés dans les infrastructures du site de la Porte d’Auteuil.

Alors que Roland-Garros se déroulera du 18 mai au 7 juin dans une atmosphère tendue, la FFT assure rester ouverte à la discussion. Elle se dit prête à échanger directement avec les joueurs pour trouver une issue à ce conflit. Reste à savoir si cette main tendue suffira à apaiser la colère du collectif des joueurs et à éviter une crise sans précédent dans l’histoire du tennis français.

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