Faits Divers
Révision demandée pour Willy Bardon, condamné dans l’affaire Kulik
La défense de Willy Bardon, condamné à trente ans de réclusion pour le viol et le meurtre d’Élodie Kulik en 2002, a annoncé son intention de solliciter un nouveau procès en s’appuyant sur les progrès des techniques scientifiques.
Les conseils de Willy Bardon ont adressé une requête au procureur d’Amiens afin d’obtenir de nouvelles expertises. Ils estiment que les avancées technologiques depuis le procès en appel de 2021 pourraient apporter un éclairage inédit sur cette affaire. « Il n’est jamais trop tard pour que la vérité éclate dans ce dossier », a déclaré l’un de ses avocats, Gabriel Duménil, lors d’une conférence de presse.
Élodie Kulik, une jeune banquière de vingt-quatre ans, avait été enlevée dans la nuit du 10 au 11 janvier 2002 après un accident de voiture dans la Somme. Elle avait ensuite été violée, tuée et son corps brûlé. Avant de mourir, elle avait composé le numéro des secours. Un enregistrement de vingt-six secondes, où ses cris se mêlent à deux voix masculines, constitue l’élément central du dossier.
L’enquête avait piétiné pendant dix ans avant qu’une nouvelle technique d’analyse ADN ne permette d’identifier un suspect, Grégory Wiart. Mais celui-ci était décédé entre-temps. En explorant son entourage, les enquêteurs avaient alors mis en cause Willy Bardon, reconnu par plusieurs témoins sur la bande sonore. Aucune preuve scientifique formelle, comme son ADN, n’a toutefois été retrouvée sur les lieux du crime.
Condamné en première instance en décembre 2019 à trente ans de réclusion, Willy Bardon avait tenté de mettre fin à ses jours en absorbant un pesticide après le verdict. La cour d’assises d’appel du Nord avait confirmé sa culpabilité et sa peine un an et demi plus tard. La Cour de cassation, puis la Cour européenne des droits de l’homme, avaient ensuite rejeté ses recours.
Les avocats plaident désormais pour que la justice exploite les progrès de la génétique. « Les techniques d’ADN ont fortement évolué et permettent d’exploiter des traces qui étaient auparavant complètement inexploitables », a souligné Me Duménil. Ils souhaitent notamment recourir à la base de données américaine de généalogie génétique pour identifier les traces retrouvées sur les scènes de l’enlèvement puis du viol et du meurtre. Une nouvelle expertise de la bande sonore, réalisée avec l’intelligence artificielle, est également demandée pour tenter de déterminer avec plus de précision les voix qui s’y expriment.
« Qui peut se satisfaire d’un procès qui n’est pas fondé sur des preuves scientifiques ? », a interrogé Me Bailly, l’un des avocats de Willy Bardon.
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