Nous rejoindre sur les réseaux

Économie

Un rapport parlementaire étrille l’audiovisuel public et provoque une levée de boucliers

Article

le

Le député UDR Charles Alloncle dresse un constat sévère du service public audiovisuel, qu’il juge en crise. Ses conclusions, immédiatement contestées, suscitent une vive polémique politique.

Au terme de six mois de travaux marqués par de nombreux incidents, le rapport de la commission d’enquête sur la neutralité, le fonctionnement et le financement de l’audiovisuel public a été rendu public. Son auteur, le député UDR Charles Alloncle, y dépeint un secteur en proie à des difficultés financières et administratives, incapable selon lui de répondre aux aspirations des citoyens. Il pointe des manquements à la neutralité, des conflits d’intérêts et des coûts excessifs.

Le document de 551 pages, mis en ligne sur le site de l’Assemblée nationale, évoque des exemples de ce qu’il qualifie de biais militants et d’hostilité ciblée à l’encontre du Rassemblement national au sein des rédactions publiques. Charles Alloncle dénonce également un désengagement des autorités de tutelle, qu’il juge responsable des dérives constatées. Sur le plan financier, il appelle à des économies structurelles et préconise une réduction d’un milliard d’euros sur les quatre milliards alloués chaque année par l’État à France Télévisions, Radio France et France Médias Monde.

Parmi les 69 recommandations formulées, figurent la suppression de la chaîne jeunesse France 4, la fusion de France 2 et France 5, ainsi que celle des réseaux d’information franceinfo et France 24, et des antennes régionales France 3 Régions et ICI. Ces propositions ont immédiatement suscité une vive réaction de la présidente de France Télévisions, Delphine Ernotte-Cunci, qui y voit un affaiblissement historique du service public et une menace pour la diversité des programmes.

Le président de la commission d’enquête, Jérémie Patrier-Leitus, a accusé Charles Alloncle de préparer les esprits à une privatisation, un objectif affiché par le Rassemblement national. Le Premier ministre Sébastien Lecornu a également critiqué le rapport, le qualifiant d’occasion manquée. De son côté, le député UDR se défend de vouloir privatiser le secteur, tout en plaidant pour des fusions de chaînes. Il entend traduire une partie de ses propositions dans une loi, qu’il souhaite déposer lors d’une niche parlementaire de son groupe fin juin.

Click to comment

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Les + Lus