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Un surplus fiscal de 190 millions d’euros pour les carburants entièrement dédié aux aides, annonce Sébastien Lecornu

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Le Premier ministre a assuré que les recettes supplémentaires issues des taxes sur l’essence et le gazole, perçues en mars et avril, serviront à financer les dispositifs de soutien aux ménages et aux professionnels.

En mars et avril derniers, l’État a enregistré un gain inattendu de 190 millions d’euros sur les taxes liées aux carburants, par rapport à la même période en 2023. Cette manne provient de la flambée des prix du pétrole, elle-même consécutive au conflit au Moyen-Orient déclenché fin février. Le Premier ministre, Sébastien Lecornu, a indiqué lundi soir sur le réseau social X que ce surplus ne serait pas conservé par les caisses publiques. Il a précisé qu’il financerait intégralement les 380 millions d’euros d’aides déjà annoncées par le gouvernement.

Cette augmentation des recettes fiscales s’explique par des prix à la pompe plus élevés, qui génèrent mécaniquement une hausse de la TVA perçue sur chaque litre vendu. Le chef du gouvernement a souligné que la crise énergétique liée au conflit en Iran ne devait profiter à personne. Il s’est engagé à publier un point d’étape tous les dix jours sur l’évolution de ces surplus, afin d’assurer une transparence totale sur l’utilisation de ces fonds.

Par ailleurs, le ministère de l’Économie a annoncé l’ouverture prochaine d’une plateforme dédiée aux travailleurs modestes parcourant de longues distances. À compter du 27 mai, les trois millions de personnes éligibles, qualifiées de grands rouleurs, pourront demander une indemnité carburant de 50 euros. Pour en bénéficier, leur revenu fiscal de référence ne doit pas dépasser 16 880 euros. Il faut également justifier de plus de 15 kilomètres quotidiens entre le domicile et le lieu de travail, ou de plus de 8 000 kilomètres par an dans le cadre professionnel, comme le précise le décret paru au Journal officiel.

Le gouvernement avait déjà prolongé fin avril les aides destinées aux agriculteurs, pêcheurs et transporteurs routiers, avant de les étendre à d’autres secteurs tels que les taxis, les VTC et le bâtiment. Le coût total de ces mesures pour le seul mois de mai a été estimé à 180 millions d’euros par le ministre des Comptes publics, David Amiel.

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