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Guatemala : le président désigne le successeur de la procureure générale sous le coup de sanctions

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Le chef de l’État guatémaltèque Bernardo Arévalo a annoncé mardi la nomination de Gabriel Estuardo García Luna pour prendre la tête du ministère public. Ce dernier remplacera Maria Consuelo Porras, figure controversée frappée de sanctions par Washington et Bruxelles.

Le président du Guatemala a officiellement désigné un nouveau procureur général pour succéder à Maria Consuelo Porras, dont le mandat arrive à son terme le 17 mai. Il s’agit de Gabriel Estuardo García Luna, un magistrat pénal de 49 ans qui a également exercé des fonctions de juge régional et d’enseignant universitaire. Sa prise de fonctions, pour une durée de quatre ans, a été annoncée par le chef de l’État dans une allocution retransmise à la nation.

Bernardo Arévalo a tenu à préciser que le nouveau procureur général n’agirait pas au service d’un parti, d’un gouvernement ou d’intérêts politiques particuliers. Il a insisté sur sa mission : rendre une justice indépendante et objective, au bénéfice exclusif de la population guatémaltèque. Cette nomination intervient dans un contexte de tensions persistantes entre le président et sa prédécesseure, Maria Consuelo Porras, âgée de 72 ans.

Celle-ci est sous le coup de sanctions américaines et européennes pour des faits présumés de corruption. Elle est également accusée par le chef de l’État de faire partie d’un réseau ayant instrumentalisé la justice au profit de criminels et de personnes corrompues. Maria Consuelo Porras, en poste depuis 2018 et reconduite en 2022, a toujours nié ces allégations. Elle avait tenté de briguer un troisième mandat, mais sa candidature a été rejetée par les autorités compétentes.

Durant son passage à la tête du parquet, elle a engagé des poursuites contre des journalistes, des responsables communautaires, d’anciens procureurs et des magistrats spécialisés dans la lutte antimafia. Plusieurs d’entre eux ont dû s’exiler. En février dernier, des experts mandatés par les Nations unies ont réclamé l’ouverture d’une enquête à son encontre pour son implication présumée dans des adoptions internationales illégales d’enfants autochtones dans les années 1980. Maria Consuelo Porras a qualifié ces accusations de mensongères et politiquement instrumentalisées.

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