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MaPrimeRénov’ les pros du bâtiment torpillent le plan du gouvernement

Le Conseil national de l’habitat a rejeté à une large majorité les textes qui voulaient supprimer les aides pour les travaux isolés comme les poêles ou…

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MaPrimeRénov' les pros du bâtiment torpillent le plan du gouvernement

Le Conseil national de l’habitat a rejeté à une large majorité les textes qui voulaient supprimer les aides pour les travaux isolés comme les poêles ou les fenêtres. Le gouvernement peut passer outre, mais le signal est fort.

Le coup est rude pour l’exécutif. Jeudi, le Conseil national de l’habitat (CNH), instance consultative qui réunit les acteurs du logement, a dit non à deux textes gouvernementaux. Le décret et l’arrêté prévoyaient de réduire drastiquement la liste des travaux dits « par geste » éligibles à MaPrimeRénov’. Résultat 25 voix contre, 6 pour et 7 abstentions. Ce rejet n’est pas contraignant, mais il montre un front uni du secteur contre cette réforme.

Concrètement, le gouvernement voulait sortir du dispositif l’installation de poêles à bois ou à granulés, les chauffe-eau solaires, les pompes à chaleur pour l’eau chaude, la ventilation, l’isolation des toits et des combles, ainsi que le changement de fenêtres. Seules exceptions l’Outre-mer conserve ces aides. Dans l’Hexagone, il ne resterait que les pompes à chaleur pour le chauffage, le raccordement aux réseaux de chaleur, les audits énergétiques et la dépose de cuves à fioul. Les aides pour les rénovations globales (plusieurs travaux à la fois), elles, ne bougent pas.

Le ministère du Logement justifie ce choix par la nécessité de concentrer l’argent public sur les rénovations les plus efficaces, dans un contexte budgétaire serré. Mais les professionnels montent au créneau. La Fédération française du bâtiment parle d’une « décision incompréhensible et à contre-sens des ambitions environnementales ». Pour la Capeb, le vrai risque est ailleurs « Le pire ennemi de la rénovation, ce n’est pas le monogeste, c’est l’absence de travaux. Si on demande aux gens de tout faire d’un coup, beaucoup renonceront ». Un avertissement qui pèse lourd alors que des milliers de foyers et d’artisans attendent des signes clairs sur la politique énergétique du pays.

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