Nous rejoindre sur les réseaux

Monde

L’opposition taïwanaise envoie sa cheffe en tournée américaine

Article

le

Cheng Li-wun entame deux semaines de visites aux États-Unis, espérant renforcer la confiance de Washington après son déplacement en Chine en avril.

La dirigeante du Kuomintang, Cheng Li-wun, a indiqué lundi avant son départ qu’elle souhaitait que son parti contribue à la stabilité régionale et renforce les liens avec les États-Unis. Elle doit se rendre à San Francisco, Boston, New York, Washington et Los Angeles pour rencontrer des parlementaires, des responsables gouvernementaux et des experts.

Première présidente du Kuomintang à se rendre en Chine continentale depuis dix ans, Cheng Li-wun avait rencontré le dirigeant chinois Xi Jinping en avril. Son parti s’oppose à l’indépendance de l’île et prône des échanges économiques et culturels plus étroits avec Pékin, tout en défendant le maintien du statu quo. Depuis 2016, la présidence taïwanaise est détenue par le Parti démocrate progressiste, dont le discours est moins conciliant avec Pékin. La Chine considère Taïwan comme une partie intégrante de son territoire et voit le président actuel, Lai Ching-te, comme un séparatiste.

Aux États-Unis, Cheng Li-wun devrait être interrogée sur la position de son parti vis-à-vis de la Chine et sur le budget de défense taïwanais. Le Parlement a récemment approuvé 25 milliards de dollars pour la défense, contre une proposition initiale de 40 milliards, l’opposition estimant que le gouvernement pousse l’île vers une course aux armements. Des experts estiment que la dirigeante devra convaincre Washington que l’engagement du Kuomintang avec Pékin peut coexister avec une dissuasion solide. Ancien député du Kuomintang, Jason Hsu a souligné que des questions très sérieuses lui seront posées en raison de l’orientation pro-Pékin de son parti.

Les États-Unis ne reconnaissent pas officiellement Taïwan mais entretiennent des relations officieuses et sont tenus de fournir des moyens de défense à l’île, à condition qu’elle ne déclare pas l’indépendance. Cheng Li-wun s’est dite très encline à rencontrer le président américain, une perspective jugée peu probable par les analystes. Elle a estimé que seul son parti est réellement sérieux et responsable pour assurer la paix et la stabilité dans le détroit de Taïwan. Des inquiétudes sont apparues après que Donald Trump a suggéré que les ventes d’armes à Taïwan pourraient servir de monnaie d’échange avec la Chine, ce que le président taïwanais a rejeté.

Click to comment

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Les + Lus