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L’ombre d’un accord plane entre Washington et Téhéran

Un cadre d’accord a été esquissé, mais le président américain n’a pas encore donné son feu vert. Pendant ce temps, les combats continuent au Liban et les…

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L'ombre d'un accord plane entre Washington et Téhéran

Un cadre d’accord a été esquissé, mais le président américain n’a pas encore donné son feu vert. Pendant ce temps, les combats continuent au Liban et les deux camps s’accusent de violer la trêve.

Selon des sources américaines, les États-Unis et l’Iran auraient posé les bases d’un accord pour mettre fin à la guerre au Moyen-Orient. Ce document prévoirait une prolongation de 60 jours du cessez-le-feu entré en vigueur le 8 avril. Mais Donald Trump doit encore valider le texte. De son côté, Téhéran dément fermement via l’agence Tasnim, qui parle d’une information fausse et d’un document pas encore finalisé. Les négociations semblent donc suspendues à un fil.

Sur le terrain, la situation reste explosive. Alors que la fin des hostilités contre le Hezbollah au Liban est une condition posée par l’Iran, Israël a élargi sa zone de combat et multiplié les frappes meurtrières dans le sud du pays. Au moins 17 personnes sont mortes jeudi. La Finul dénonce une escalade malgré un cessez-le-feu théorique. Dans le même temps, les deux rivaux se sont accusés mutuellement de violer la trêve après des échanges de tirs dans la nuit de mercredi. Les États-Unis disent avoir abattu quatre drones iraniens et frappé un site à Bandar Abbas, tandis que les Gardiens de la Révolution affirment avoir visé une base américaine.

L’accord potentiel ne règle pas tout. La question du programme nucléaire iranien est renvoyée à plus tard, même si Téhéran s’engagerait à ne pas chercher la bombe atomique. En échange du déblocage des ports iraniens et d’une suspension des sanctions, l’Iran garantirait un accès illimité au détroit d’Ormuz. Mais le ministre américain des Finances menace Oman de représailles s’il coopère avec Téhéran. De nouvelles sanctions viennent d’être annoncées contre le pétrole iranien. Et sur le volet économique, Téhéran exige le déblocage de 24 milliards d’avoirs gelés, ce qui reste un point de friction. Les marchés financiers restent prudents, les investisseurs attendant une signature définitive avant de réagir. Dans les rues de Téhéran, l’inquiétude domine. Mahtab, une coiffeuse de 62 ans, raconte que sa fille a pu quitter le pays tant c’est l’enfer, tandis que son fils vit au jour le jour sans perspective. Au Pentagone, des discussions avec des représentants libanais et israéliens sont prévues avant une nouvelle session de pourparlers début juin. L’avenir de la région se joue dans ces allers-retours entre espoir et défiance.

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