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L’explosion de New Glenn retarde les plans lunaires de la Nasa

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La fusée la plus puissante de Blue Origin a été détruite lors d’un test au sol en Floride, menaçant le calendrier du programme Artémis et les ambitions spatiales de Jeff Bezos.

L’incident s’est produit jeudi soir sur le pas de tir de Cap Canaveral, où la fusée haute de près de cent mètres subissait un essai de mise à feu statique. Les flammes et la fumée ont illuminé le ciel nocturne, provoquant une onde de choc dans le secteur spatial. Aucune victime n’est à déplorer, mais les images ont rapidement circulé sur les réseaux sociaux et dans les médias spécialisés.

Cette explosion constitue un revers sévère pour Blue Origin, qui misait sur New Glenn pour ses futures missions commerciales et lunaires. L’entreprise avait récemment décroché un contrat supplémentaire de la Nasa pour développer un alunisseur destiné à transporter des astronautes et du matériel vers la surface de la Lune. Or ce véhicule dépend entièrement de New Glenn pour son lancement.

La Nasa, qui travaille à un retour habité sur la Lune d’ici 2028, comptait sur une mission test pour 2027 impliquant un ou deux alunisseurs. L’agence spatiale américaine doit désormais évaluer si elle peut attendre que Blue Origin reconstruise son pas de tir, ou si elle devra se tourner uniquement vers SpaceX, dont l’alunisseur connaît également des retards de développement. Les experts soulignent que le calendrier du programme Artémis est désormais très menacé.

Par ailleurs, cet incident affecte les autres projets de Jeff Bezos, notamment la mégaconstellation de satellites Amazon Leo, qui devait utiliser New Glenn pour mettre en orbite ses premiers engins. La concurrence avec Starlink d’Elon Musk s’en trouve compliquée.

Les précédents dans l’histoire spatiale montrent que de tels accidents sont rares mais pas inédits. En 2016, une fusée Falcon 9 de SpaceX avait également explosé lors d’un essai au sol, détruisant un satellite et endommageant son pas de tir. Blue Origin, qui se targuait d’une approche plus prudente, n’avait jamais connu de déconvenue de cette ampleur. L’entreprise a refusé de communiquer sur l’étendue des dégâts ou le déroulement de l’enquête en cours.

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