Économie
Les marchés mondiaux oscillent entre espoir de paix et crainte d’une escalade iranienne
Les places financières européennes et asiatiques évoluent sans direction claire ce mardi, tiraillées entre les signes encourageants d’une désescalade au Moyen-Orient et les frappes américaines récentes en Iran, qui ravivent les tensions et font grimper le pétrole.
L’incertitude prédomine sur les marchés internationaux après que Washington a annoncé avoir ciblé des sites de missiles dans le sud de l’Iran. Cette action militaire contredit l’optimisme du week-end, où plusieurs observateurs estimaient qu’un accord de cessez-le-feu était proche. Les investisseurs, qui avaient accueilli favorablement les avancées diplomatiques entre les États-Unis et l’Iran, se retrouvent désormais dans une situation délicate. Comme le souligne une analyste de Capital.com, les acteurs financiers n’anticipent plus une guerre régionale totale, mais ils ne parient pas non plus sur une résolution rapide et nette du conflit. Le marché semble plutôt intégrer un scénario de « statu quo chaotique », où le cessez-le-feu tient globalement, mais où des incidents militaires et des revers diplomatiques perturbent régulièrement la confiance.
En Europe, les Bourses ont ouvert sans direction franche. Paris cédait 0,41% dans les premiers échanges, Francfort 0,30% et Milan 0,38%. Londres, de retour après un jour férié, progressait de 0,77%. En Asie, Tokyo a terminé en baisse de 0,25%, Shanghai a perdu 0,17% tandis que Hong Kong grignotait 0,29%. Séoul s’est distinguée avec une hausse de 2,55%, portée par les secteurs des semi-conducteurs et de l’automobile.
Le pétrole repart à la hausse, le Brent prenant 3,32% pour atteindre 99,33 dollars le baril. Ce rebond efface en partie la baisse enregistrée lundi, lorsque des espoirs de paix avaient pesé sur les cours. Le détroit d’Ormuz, par lequel transite un cinquième du pétrole mondial, reste un enjeu central. Toute menace sur le trafic des pétroliers se répercute immédiatement sur les marchés énergétiques.
La flambée du brut alimente les anticipations d’inflation et exerce une pression haussière sur les rendements obligataires. Le taux de l’emprunt allemand à dix ans remontait à 2,97%, contre 2,94% lundi. Celui de la France s’établissait à 3,59%, contre 3,56% la veille. Cette hausse des coûts d’emprunt pèse sur les valorisations boursières et menace de ralentir les dépenses des consommateurs comme les investissements des entreprises.
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