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Les chefs de la diplomatie américaine et russe se sont parlé en face à face pour la première fois depuis des
La rencontre a duré une trentaine de minutes à Manille. Au menu : la guerre en Ukraine, les livraisons d’armes et le conflit au Moyen-Orient.

La rencontre a duré une trentaine de minutes à Manille. Au menu : la guerre en Ukraine, les livraisons d’armes et le conflit au Moyen-Orient.
C’est une image rare. Jeudi, Marco Rubio et Sergueï Lavrov se sont retrouvés autour d’une même table aux Philippines, en marge d’une réunion de l’Asean. La dernière fois qu’ils avaient échangé directement, c’était en septembre 2025. Depuis, les discussions pour mettre fin à la guerre en Ukraine étaient au point mort. Mais ce face-à-face a relancé l’attention sur une possible voie diplomatique, même si les positions restent très éloignées.
Lors de cet entretien, le chef de la diplomatie russe a été clair. Il a prévenu son homologue américain que continuer à livrer des armes à l’Ukraine était tout simplement « inadmissible ». Selon Moscou, cette aide militaire prolonge le conflit et empêche toute solution politique. Lavrov a aussi dénoncé ce qu’il appelle la volonté des pays européens d’infliger une « défaite stratégique » à la Russie. De son côté, Washington insiste sur son rôle constructif et sa volonté de trouver un terrain d’entente. Marco Rubio avait d’ailleurs déclaré la veille que la guerre en Ukraine bloquait aussi la coopération sur d’autres sujets importants.
Les deux hommes ont également évoqué la crise au Moyen-Orient. La Russie a condamné les récentes frappes américaines contre l’Iran, son allié. Et pendant ce temps, le président ukrainien Volodymyr Zelensky rencontrait des émissaires américains pour tenter de redynamiser la diplomatie. Mais sur le terrain, les combats s’intensifient. Depuis plus de quatre ans, l’offensive russe se poursuit, et les frappes des deux côtés font de plus en plus de victimes civiles. Donald Trump, qui maintient le dialogue avec Vladimir Poutine, soutient d’ailleurs les frappes ukrainiennes de longue portée sur les infrastructures énergétiques russes, estimant qu’elles pourraient accélérer la fin du conflit.
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