Monde
L’Égypte accueille favorablement l’offre américaine sur le dossier du barrage éthiopien


Le président Abdel Fattah al-Sissi a salué la proposition de Donald Trump de relancer la médiation concernant le Grand barrage de la Renaissance, un projet source de vives tensions régionales depuis plus de dix ans.
Le chef de l’État égyptien a exprimé sa reconnaissance pour l’intérêt manifesté par son homologue américain concernant les enjeux liés au Nil, une ressource vitale pour son pays. Dans un message publié sur les réseaux sociaux, il a réaffirmé sa volonté de collaborer avec les nations riveraines du fleuve, dans le respect des intérêts de chacune. Cette réaction fait suite à la déclaration de l’ancien président américain, qui s’est dit disposé à faciliter de nouvelles discussions entre Le Caire et Addis-Abeba.
L’ouvrage hydroélectrique, dont la construction a été achevée récemment, représente un défi majeur pour la stabilité régionale. Situé en amont sur le Nil Bleu, il est perçu par les autorités égyptiennes comme une menace pour leur sécurité hydrique, l’Égypte dépendant presque exclusivement du fleuve pour son agriculture et son approvisionnement en eau. L’Éthiopie, de son côté, voit dans ce barrage une opportunité de développement essentielle, capable de transformer son réseau électrique et de stimuler son économie.
La position soudanaise, partagée entre les préoccupations liées à son propre approvisionnement et les bénéfices potentiels en matière de régulation des crues, reste prudente. Les dirigeants à Khartoum ont accueilli positivement l’initiative diplomatique américaine, appelant à une solution équilibrée. Les multiples rounds de négociations conduits ces dernières années sous différents auspices n’ont, jusqu’à présent, pas permis de dégager un accord durable sur le remplissage du réservoir et la gestion des débits.
L’implication de Washington, évoquée dans une correspondance adressée au président égyptien, suggère une approche visant à concilier les impératifs de développement de l’Éthiopie avec les besoins en eau des pays situés en aval. La perspective d’une coopération énergétique régionale, incluant des ventes d’électricité, est souvent présentée comme un élément clé d’un éventuel compromis. La reprise d’un dialogue constructif sous une médiation extérieure apparaît dès lors comme une nécessité pour apaiser les tensions et prévenir tout conflit autour de cette ressource partagée.





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