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Le PS dévoile son contre-projet budgétaire et se pose en alternative de gouvernement

À l’issue de ses universités d’été, le Parti socialiste a présenté une trajectoire financière distincte, combinant économies et nouvelles recettes, et réaffirmé sa volonté de diriger l’exécutif.
Le Parti socialiste a clôturé ses rencontres estivales à Blois en dévoilant un projet budgétaire alternatif, marquant sa détermination à prendre la suite de l’actuel gouvernement. Cette proposition prévoit une réduction du déficit public de 21,7 milliards d’euros pour 2026, soit environ moitié moins que le plan officiel. Les socialistes entendent y parvenir via 14 milliards d’économies épargnant selon eux les services publics et les salariés, et près de 27 milliards de recettes nouvelles ciblant prioritairement les patrimoines les plus élevés.
Le président du groupe parlementaire socialiste a présenté les grandes orientations de ce budget, soulignant qu’il incarnait une voie crédible face à l’urgence économique et sociale. Le texte prévoit notamment la suspension immédiate de la réforme des retraites et le retour de l’âge légal de départ à 62 ans. Parmi les mesures phares figure une baisse de la CSG pour les revenus modestes, financée par une imposition à 2% des fortunes dépassant 100 millions d’euros, une inspiration puisée chez l’économiste Gabriel Zucman.
La direction du PS a réitéré son offre de gouvernance, appelant le chef de l’État à désigner un Premier ministre de gauche et promettant de construire une majorité plurielle sans recourir au 49.3. Cette stratégie suppose cependant de rallier des élus au-delà de la seule gauche, y compris dans l’ancienne majorité, sur des bases programmatiques renouvelées.
Les divisions persistent néanmoins au sein de la gauche, où certains partenaires historiques restent attachés à une alliance incluant La France insoumise, tandis que cette dernière rejette toute nomination d’un chef de gouvernement sans dissolution préalable. Parallèlement, l’extrême droite continue de plaider pour des élections anticipées, jugeant la situation politique intenable.

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JY2M
30 août 2025 at 19 h 59 min
Que pour atteindre (seulement) une vingtaine de milliards de recettes le PS envisage de s’attaquer aux « richesses » n’est pas vraiment une chose gênante (sauf pour ceux qui seront concernés) car si, comme je le crois et pour diverses raisons, cela ne donne pas les résultats attendus, cela montrera seulement que la solution de la gauche pour tout financer a été surévaluée mais là où je ne comprends plus rien et je ne suis sans doute pas le seul c’est que le PS demande aussi « l’impérative suspension immédiate de la réforme des retraites » et une hausse du salaire net jusqu’à 1 920 euros net par mois via la baisse de la CSG alors qu’il aurait dû s’en dispenser pour espérer que Macron l’autorise à former un gouvernement.
En effet prévoir de nouvelles dépenses en espérant les financer par de nouvelles recettes n’est à mon avis pas du tout adapté à la situation actuelle et peut semer la confusion dans l’esprit des Français.
Donc selon moi tout ceci est bien maladroit et confus.