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Culture

Taylor Swift dépose sa voix comme marque pour contrer l’IA

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La chanteuse américaine tente de protéger juridiquement son timbre vocal face à la multiplication des contenus générés par intelligence artificielle.

La star américaine Taylor Swift a soumis à l’Institut américain de la propriété intellectuelle deux enregistrements sonores distincts, chacun débutant par la formule « Hey, it’s Taylor » et annonçant la sortie de son dernier album. Cette démarche s’inscrit dans une stratégie de protection de son identité vocale, à l’heure où les technologies de synthèse permettent de reproduire une voix humaine en quelques secondes à partir d’un simple échantillon.

Un document photographique représentant l’artiste en concert a également été transmis à l’office américain des brevets et des marques vendredi dernier, selon des informations révélées par un avocat spécialisé en propriété intellectuelle. Les dossiers déposés ne précisent pas les intentions exactes de la chanteuse, dont l’attachée de presse n’a pas répondu aux sollicitations.

Cette initiative fait écho aux inquiétudes croissantes du monde artistique face aux usages non autorisés de l’image et de la voix par l’intelligence artificielle. En septembre dernier, Taylor Swift avait déjà publiquement dénoncé la diffusion sur le site officiel de la campagne de Donald Trump d’un montage la montrant en soutien au candidat républicain, évoquant alors ses craintes face à la désinformation permise par ces technologies.

L’acteur Matthew McConaughey avait été le premier à entreprendre une telle démarche auprès de l’office américain mi-janvier, présentée comme un rempart contre l’exploitation indue de sa voix par des programmes d’IA. Plusieurs États américains ont légiféré sur cette question, mais la plupart des textes se concentrent sur les utilisations malveillantes ou commerciales. Seul le Tennessee, avec le ELVIS Act adopté en 2024, offre une protection juridique plus étendue.

Les poursuites judiciaires restent rares dans ce domaine. L’affaire la plus marquante demeure celle de Scarlett Johansson, qui avait attaqué en 2023 l’application Lisa AI pour avoir créé sans son accord un avatar à son image destiné à une campagne publicitaire.

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